Monthly Archives: juin 2012

Encore une guerre de retard

C’est encore Don Quichotte qui vient faire tourner les moulins à vide pour certains et qui apporte un peu d’air frais pour d’autres.

En 1914 la moitié de l’état major de l’armée Française pensait que le meilleur moyen de faire la guerre était la cavalerie (comme au bon vieux temps de Napoléon Bonaparte).
Nos soldats avaient des pantalons rouge garance bien visibles pour l’ennemi.
Il a fallu beaucoup ramer pour remporter la victoire.

En 1939/40 grosse amélioration, nous avions un génie militaire : Charles de Gaulle qui avait publié en 1934 un ouvrage « Vers une armée de métier » ou il parlait de la guerre-éclair (blitzkrieg) dont se sont inspirés les Allemands pour nous envahir.
Comme quoi il est toujours difficile d’être prophète en son pays.
Mais ce génie militaire n’était pas encore très connu, nous avions d’ailleurs l’arme absolue : La ligne Maginot, un trésor de technologie (pour l’époque) mais voila que les Allemands ont eut l’idée saugrenue de la contourner plutôt que d’avoir un affrontement direct !
La encore il a fallu attendre cinq ans pour rattraper le coup (de canon).

De nos jour, pas de problème, cette fois ci nous tenons enfin la bonne solution : La bombe atomique.
Comme vous le savez, c’est très efficace contre les terroristes qui font sauter des bombes dans le métro pour provoquer la panique générale, évidemment il faut des frappes chirurgicales pour limiter les effets collatéraux.
C’est Michel Rocard qui a provoqué ce billet, c’est un des rares hommes politique à savoir de temps en temps sortir de la torpeur socialiste pour proposer quelques idées.
Et il vient de proposer ce jour l’abandon de l’arme nucléaire qui a surtout pour l’instant enrichi le conglomérat militaro-industriel, en prélevant des sommes considérables en pure perte car de nouveau, de tous les malheurs qui nous accablent ou qui nous quettent, il n’en solutionne aucun.
Le même sort s’annonce pour le nucléaire dit « civil » qui n’est que le pendant du nucléaire militaire.
Après avoir longtemps fait miroiter des bas coûts et une sorte d’indépendance, la facture réelle commence à poindre avec les dégâts sur l’environnement, les problèmes de démantèlement qui s’annoncent à des coûts astronomiques et qu’on ne sait même pas réaliser à ce jour, sans compter les déchets ultimes qu’il va falloir confier à nos descendants en espérant qu’il veuillent bien s’en occuper pendant des milliers d’années.
Imaginez que les pharaons nous aient fait ce coup la !
Et ne parlons pas de l’indépendance énergétique, il y a déjà un bon moment que l’uranium du sol Français est épuisé (l’extraction ayant provoqué beaucoup de dégâts).

Continuons la litanie des solutions miracle et « avant-gardistes »
Aujourd’hui, nos hommes politiques et nos économistes brillants (qui n’avaient rien vu venir de la crise de 2008) savent maintenant ce qu’il faut faire !
La réponse miracle est : La croissance.
Ce mot semble plaire à beaucoup de gens, peut être que ces gens s’imaginent qu’ils vont tirer leur marrons du feu (nucléaire) et améliorer leur niveau ? de vie.
La recette va consister à injecter massivement des liquidées dans un cadavre qui fuit de partout, cela va t il provoquer un redressement de la situation ? je vous fiche mon billet (de banque) que non.
Les mêmes causes provoquent toujours les même effets, quand les borgnes (insensibles) dirigent (c’est un bien grand mot) les aveugles (les irresponsables), l’issue est connue d’avance.

Un des problèmes de fond (c’est le cas de le dire) est qu’un pourcentage énorme de gens, vouent un culte immodéré à la force sous différentes formes.

  • La force de l’argent (le culte du veau d’or est riche d’enseignement à ce sujet)
  • La force physique (de nos jours plutôt remplacée par la force « mécanique » des machines)
  • La force armée ou policière.
  • La force de la loi.
  • La force de persuasion et de conviction pour asservir les autres.

Et donc il s’établit des rapports de force à beaucoup de niveaux avec les tensions et les souffrances qui vont avec.
C’est dans ce creuset ou règne une pression abyssale que nous avons à transformer le carbone en diamant (ou le plomb en or).
Ce retournement demande une acceptation, celle de toucher le fond (nous y sommes) pour permettre le retournement et la remontée vers le sommet.

Le pôle opposé (et complémentaire) à celui de la force nous a déjà été montré par de nombreux sages comme Gandhi ou Jésus.
Vous voila bien orientés (pas vers l’or mais vers l’orient).

Psychologie bateau

Vous connaissez certainement déjà mon goût pour faire des liens entre toute choses, y compris les plus saugrenues.
Alors je compte cette fois ci vous mener en bateau, hissons le voile (non islamique) et prenons une bouffée d’air frais au grand large, vous ne serez pas largués.
En bas du bateau (double bas donc mais laissons le débat) il y a la cale ou est enchaîné le prisonnier, qui croupis dans l’eau sale, on lui jette un croûton de pain chaque jour puis on referme la trappe et on le laisse mariner (à la ou le peine). C’est le sort que nous faisons à certains aspects de notre sensibilité.
Plus haut mais toujours sous le niveau de l’eau (la conscience ?) il y a la salle des machines ou les chauffeurs passent leur journées à pelleter du charbon vers la chaudière (pour faire bouillir la marmite).
Encore plus haut, tantôt au dessous du niveau de l’eau, tantôt au dessus, il y a les passagers de la croix d’hier (la croisière pardon). Il se la coulent douce (même si l’eau ou l’addition est salée).
Tout un tas de gens sont à leur service donc pas de sévices.
Sur le pont voila enfin le capitaine, c’est lui qui décide et donne des ordres à tous l’équipage. (il correspond à la volonté et à l’intellect)
Tout en haut du mât, trône la vigie qui voit très loin et sait donc bien avant tout le monde ce qui va se passer (passé dans le futur bien sur).
Cette vigie (d’où vient le mot vigilance est maintenant remplacée par des radars ou autre GPS), sa fonction correspond à ce que certaines traditions appellent le témoin, on pourrait aussi lui donner le nom de conscience supérieure ou de conscience divine.
La plupart du temps, nous vivons entre deux eaux ou plutôt entre deux étages, passant tour à tour de la salle des machines ou nous bossons comme des malades (les bosses et les boss entraînent des maladies et rendent notre parcours ou parlong chaotique ).
Après avoir bien bossés et être donc couverts de bosses, il nous faux nous reposer dans les belles cabines que nous avons nous même bossées, nous sommes alors les tristes touristes de la croisière s’amuse, espérant en secret que ce paradis artificiel durera toujours pour effacer ces salles bosses.
Après avoir pris beaucoup de bosses et remué ciel et terre, voici enfin le moment venu ou nous devenons le boss (le capitaine), c’est maintenant à nous de faire bosser les autres et de pouvoir s’enorgueillir de ce qu’ils auront faits à notre place.
Arrivés à ce stade, les capitaines (nos différentes volontés) ont tendance à oublier les différentes étapes parcourues et surtout ne pensent plus du tout au prisonnier resté dans sa cale, sans parler de la vigie puisque cette étape n’est pas encore atteinte.
Le capitaine, aveugle (non éveillé à son témoin ou à la vigie) n’en fait qu’à sa tête, il est déconnecté du prisonnier qui souffre (sa sensibilité en partie refoulée) et pas encore connecté aux réalités supérieures.
La le bateau devient une galère, ça rame, le beau paquebot devient un frêle esquif prêt à se fracasser sur le moindre rocher (la réalisé tangible loin des élucubrations du mental).
Ce n’est qu’à la dernière extrémité qu’il n’aura plus d’autre choix que de tourner son regard vers la vigie qui savait et qui l’attendait de toute éternité.
Une fois ce lien rétablis, le rafiot va se remplumer et retrouver son lustre initial. (à comparer avec la parabole du fils prodige).
Maintenant en avant toute, ça va secouer, rendez vous au prochain port ou à la prochaine porte.
Le port d’attache et la porte détache, car c’est à Venise que le gond (de porte) dole.
Vous pouvez reprendre une activité normale.
19/06/2012