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Aux larmes citoyens

Pleurons nos belles illusions, les Tartufes ont gagné !
Je ne parle pas des « horribles » terroristes, mais des médias qui une fois de plus tombent dans le manichéisme en nous montrant la guerre Malienne (ou en préparation) entre les « bons » (notre merveilleuse civilisation occidentale) et les  « méchants » (les analphabètes, les extrémistes prétendus religieux, les terroristes qui mutilent).
Donc la situation est claire, inutile de réfléchir trop longtemps nous pouvons reprendre nos activités normales, aller remplir le frigo, réserver nos prochaines vacances et lire le programme TV pour ce soir.
L’idée de faire un remake de 12 hommes en colère me tente, même si je n’ai pas le talent de Reginald Rose et que je sois plus consterné qu’en colère.
Cette pièce a été créé en 1953, année de ma naissance !
Les leçons de l’histoire sont parfois longues à mémoriser et pour certains, la prise de conscience ne se fait que lorsque l’ampleur des évènements devient dramatique.
Un peu d’histoire nous fera peut être du bien.
Nous sommes les héritiers des Grecs et des Romains.
Fantastiques ces Grecs, ils avaient déjà inventé la démocratie et les philosophes, quelle merveille ces philosophes, même aujourd’hui nos érudits se référent encore à eux !
Seul petit grain de sable dans ces beaux rouages, les Grecs avaient des esclaves, cela était considéré par les anciens non seulement comme indispensable, mais encore comme naturel.
Même les stoïciens ou les premiers chrétiens ne le remettront pas en cause, tout comme les Romains qui leur succédèrent, à tel point que la chose n’est mentionnée dans aucun de leurs merveilleux textes, seul Platon qui avait lui aussi des  esclaves, a écrit mais je n’ai pas trouvé de trace la dessus.
Un point positif est cependant à leur verser, c’est qu’ils pratiquaient la démocratie par tirage au sort et pour des mandats très courts, ils savaient qu’un système électoral entraînerait la corruption !
Un bon dans le temps et nous nous retrouvons en 1501, c’est en gros la période ou vont démarrer les traites négrières qui se poursuivront jusqu’en 1866 en ayant fait 20 millions de déportés (Afrique et hors Afrique).
A l’époque il fallait des bras pour cultiver les champs de cotons et pour améliorer le confort de vie des pays occidentaux.
Si quelques-uns doutent de l’implication de la France dans la traite négrière, qu’ils s’informent sur le commerce  triangulaire commencé vers 1674.
Le petit grain de sable des Grecs avait pris de l’ampleur !
L’arrêt de l’esclavagisme « officiel » s’est échelonné de 1792 à 1865 (pour les USA) et 1980 pour d’autres.
Nos aïeux étaient ils devenus plus moraux à cette époque ?
A ce stade de l’histoire, il faut que je monte un peu la pression, je parle de la pression de la vapeur car c’est encore un grec nommé Héron d’Alexandrie qui eut l’idée de créer une machine, utilisant l’énergie du feu transmise à l’eau pour obtenir  un mouvement, cette machine se nomme l’éolipyle.
C’est le Français Denis Papin qui passa au stade d’une machine industrielle, ses travaux s’échelonnent de 1681 à 1714, et c’est en 1769 que l’Anglais James Watt apporta une grande amélioration de la machine à vapeur qui lui assura un développement universel.
Au risque de passer pour celui qui voit le mal partout, je me permettrais de noter la curieuse coïncidence qui fait correspondre les dates ou nos aïeux furent pris de compassion pour les esclaves, avec l’apparition d’un technologie qui allait permettre de se passer progressivement de la force humaine « brute » pour la remplacer par des énergies consommées par des machines.
A la boulimie de chair fraîche, allait succéder au fil des âges, celle du charbon puis du pétrole, du gaz et enfin du minerai d’uranium.
Nous passerons donc directement au temps béni des colonies (merci Michel Sardou), la ou le gros grain de sable va devenir le caillou dans la chaussure.
La période de 1830 à 1960 donnera une idée générale pour les colonies Françaises en Afrique.
La colonisation et l’évangélisation à marche forcée (la totale) n’ont peut être pas eut que des cotés malsains, mais forcer la bonne parole au nom de « Liberté égalité fraternité plus l’amour de Dieu» relève de la schizophrénie ou de  l’inconscience.
Au moins pouvons nous penser que nous avons depuis fait amande honorable et oublié ces erreurs de jeunesse, mais des plaies restent encore, la colonisation en Afrique a bâti des états dont les frontières ne correspondent pas au découpage ethnique, séparant certaine ethnies entre plusieurs états, ou rassemblant au contraire des ethnies rivales dans le même État !
C’est ce qui s’appelle miner le terrain avant de s’éclipser.
La France est également accusée d’avoir implanté sur le territoire africain certains de ses travers supposés : des structures administratives lourdes, la pompe pouvoir, le goût du débat théorique au détriment de l’efficacité économique, etc.
Enfin ça y est 1962 nous plions nos valises, pas tout à fait de plein gré, à la guerre comme à la guerre !
Les voila donc libres !!!!!!! Ennoblis de toutes les belles valeurs que nous leur avons transmises.
Curieusement (encore ce grain de sable ou mon esprit qui voit le mal partout), est apparu depuis un pourcentage anormalement haut de dictateurs, de dirigeants corrompus ou de dirigeants locaux dont l’action se limite aux faubourgs de la capitale.
La, il faut prendre une loupe car on ne nous dit pas tout, l’administration et l’armée sont bien partis des colonies mais certaines entreprises ou certaines multinationales sont restées.
Un dirigeant se doit de nourrir tous ces ventres affamés qui réclament de plus en plus de bien être et de jouissance, sinon c’est le prochain bonimenteur qui sera élus. Rappelez vous la boulimie de chair fraîche qui est devenue la boulimie d’énergie et de matière première.
A la face du monde ou disons plutôt à la face de ceux qui ne veulent pas trop se poser de questions, nous étions devenus des « libérateurs » voir des « pacifistes ».
Ce qui se passe dans les coulisses est moins reluisant et il a fallut attendre 1955 pour que des mots comme « Françafrique » ou « Françafric selon votre choix » apparaissent au grand jour.
Je vous passe tous les détails que d’ailleurs je ne connais pas, l’important n’est pas de dénoncer tel ou tel ni de savoir qui a fait quoi, une encyclopédie n’y suffirait pas, il me semble plus important de comprendre un certain mécanisme qui ne s’arrête pas, qui ne fait que s’adapter en changeant de forme au fil des âges.
Reprenons le fil, le terrain miné et l’exploitation des mines avec la complicité de dirigeants corrompus, eux même éventuellement couverts par les anciens colonisateurs, engendre des situations de misère d’injustice et
d’insécurité. Ce terrain en effervescence est un bouillon de culture pour toutes les formes de rébellion évidemment justifiées pour déposer des dictateurs ou les corrompus.
Mais dans ce bouillon sans culture, ne se développent pas que des idéalistes amoureux du pluralisme politique et des droits de l’homme, d’autres rêvent de devenir calife à la place du calife c’est-à-dire d’imposer leur dictature à eux puisque l’exemple leur en est donné en haut.
Le terrorisme « Pantouflard » dont les seules armes sont le stylo et le compte en banque a engendré un terrorisme « sanglant » disons moins éduqué puisqu’il se voit et laisse des traces de sang (plus visibles que les tâches d’encre).
Mais la ou le génie des pantouflards devient grandiose, c’est qu’ils ont réussis à se faire presque oublier tout en faisant porter toute l’attention sur le minuscule nombre de terroristes sanglants.
Il est vrai que l’arbre peut cacher la forêt.
Je prendrais un seul exemple un peu décalé par rapport à ce billet mais parlant et bien connu.
Quand un terroriste sanglant élimine quelques enfants dans une école, la terre entière tremble et on en parle dans les médias pendant plusieurs semaines.
Quand les terroristes pantouflard (dont nous faisons partie au moins passivement) font périr 6 millions d’enfants par an, par manque de nourriture, d’eau ou de médicaments, la chose n’est même pas abordée dans les médias, il faut dire que ce n’est pas une nouveauté, cela dure depuis des dizaines d’années.
Le silence des pantoufles serait-il plus dangereux que le bruit des bottes !
Je vous laisse extrapoler ce principe pour la situation des anciennes colonies ou les médias sont plus enclins à nous montrer tel ministre secourant les affamés avec un sac de riz sur l’épaule, que les pollutions et les manigances faites par certaines multinationales.
Aux accusations d’ignorance et d’intégrisme que nous formulant un peu facilement, allons nous opposer notre tartufferie, notre manichéisme, notre façon simpliste de « supprimer » le mal en lui coupant la tête ?
Un des douze travaux d’Héraclès (hercule) fut de tuer l’Hydre de Lerne, cette créature est décrite comme un monstre possédant plusieurs têtes, dont une immortelle. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu’elles étaient tranchées, et  l’haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l’animal.
Ce rappel mythologique pourra trouver écho dans la notion d’agent dormant (qui garde leur poison en restant en sommeil dans un pays étranger), mais le clou est donné dans la tête qu’on tranche et qui en fait, va se dédoubler et non se détruire !
Cela s’appelle de la prolifération et c’est bien ce que nous pouvons observer dans les différents théâtres guerriers des décennies précédentes ou une force brutale militaire est intervenue (pour des motifs souvent présentés aimables en couverture d’intérêts plus matériels), la force qui a finit par repartir la queue basse, et au final on constate que plusieurs années après la situation a empirée.
Résoudre durablement un problème en employant exclusivement la force armée ? (sous entendu en occultant les problèmes de l’argent) et en « oubliant » l’empreinte du passé.
Du temps de Louis Pasteur, beaucoup de gens croyaient que les souris pouvaient naître spontanément dans les piles de linges sale, et bien ils avaient raison car les terroristes sanglants peuvent aussi apparaître spontanément sur le bureau de certains journalistes qui n’ont pas envie d’enlever une à une toutes les couches de linge sale ou ils ont effectué leur maturation.
Donc, qui à endoctriné, qui a formé, qui a fournis les armes, qui a fabriqué les armes et les munitions, qui a payé les hommes et les moyens de transport ainsi que toute la logistique ?
En résumé à qui profite le crime ?
Mesdames et messieurs les journalistes, si vous ne pouvez pas répondre à ces questions, arrêtez de polluer les antennes avec la propagande officielle, reprenez votre tricot et allez vous asseoir au coin de la cheminée, il y a un bon feu qui  soignera vos rhumatismes visuels.
On ne peut se cacher éternellement derrière le « professionnalisme » et la « neutralité ».
Les ouvriers Allemands qui ont construit les camps de concentration et les chambres à gaz, étaient certainement des ouvriers « professionnels » et « neutres », ils étaient efficaces, compétents, obéissants, performants, consciencieux,  respectueux de la hiérarchie, ils aimaient leur famille et leur patrie, ils ne commettaient aucun délit selon la loi de leur pays.
Il ne leur manquaient qu’une chose : Ils étaient aveugles.
Pour ceux qui penseraient que ce temps des chambres à gaz est lointain et que maintenant nous sommes enfin arrivé à une véritable civilisation, permettez moi de faire les remarques suivantes.
Chacun d’entre nous (ou presque) est un bon citoyen qui fait ce que lui dit le gouvernement (la croissance), l’école, la publicité, les patrons.
C’est à dire produire de plus en plus et consommer de plus en plus de biens matériels dans l’espoir d’un hypothétique bonheur, quand ce n’est pas dans l’espoir d’une éternelle jeunesse quitte à utiliser la chirurgie esthétique et à piller des continents voisins lorsque notre terre a été vidée.
En cela personne n’a à se culpabiliser puisqu’il ne fait que suivre les consignes de la hiérarchie ou de suivre la masse du troupeau.
Et quand certains oiseaux de mauvaise augure viennent annoncer que ce type de développement ne peux pas durer à cause de la pollution qu’il créé et de l’épuisement des ressources en énergie ou en matière première qu’il provoque, beaucoup préfèrent ne pas s’impliquer dans cette voie en prétextant que c’est au gouvernement ou aux industriels de faire quelque chose.
Nous ne fabriquons plus de chambres à gaz, nous gazons la planète entière avec notre gaz carbonique, et la ce ne sont plus quelques milliers d’allemands qui font consciencieusement leur travail, ce sont des milliards d’individus qui s’activent en bonne conscience dans le même destin funeste.
L’expression creuser sa tombe avec les dents (pour ceux qui mangent trop) devient alors s’infuser du poison dans les veines (plus rapide) car c’est le sang de la terre qui coule dans nos veines et c’est l’esprit de la terre et du ciel qui emplit nos poumons.
L’agitation ambiante et les peurs entretenues par des médias irresponsables nous empêchent de penser l’avenir.
Comment s’imaginer que les énergies fossiles vont venir à manquer alors qu’aujourd’hui même chacun peut se faire livrer un camion entier de fuel, peut se faire installer un pipe-line de gaz, peut acheter un train de charbon ou installer un transformateur électrique de plusieurs centaines de kilowatts, à partir du moment ou il en a les moyens financiers.
Le Cheikh Yamani a déclaré : « L’âge de pierre ne s’est pas terminé par manque de pierres, l’âge du pétrole ne s’achèvera pas avec le manque de pétrole ».
La seule question est en effet : A partir de quel niveau de dramaturgie allons nous réagir, sachant que les plus sensibles ou les plus sensés ont déjà réagis il y a fort longtemps et que les plus aveugles attendront peut être que le ciel leur tombe sur la tête pour sortir de leur léthargie.
(Pour ce qui est du ciel qui tombe sur la tête, vous pourrez prendre le cas de certains nuages radioactifs qui il est vrai ont le bon goût de s’arrêter à nos frontières mais la liste des exemples est beaucoup plus longue).
Nous n’allons pas périr égorgés par des hordes de barbares avec un couteau entre les dents ou un explosif à la ceinture.
Les Scythes, les Goths, les Vandales, les Huns, les Wisigoths, les Ostrogoths, les Avars, les Lombards, les Suèves, les Slaves, les Mongols, sont déjà passé sur notre terres.
Ensuite nos voisins plus proches nous firent querelle, Romains, Espagnols, Anglais, Allemands.
Maintenant l’ennemi est encore plus proche, à l’intérieur de nous même (comme dans la guerre des mondes ou se furent les bactéries qui eurent raisons des monstres envahisseurs).
Nous allons périr étouffés par le poids de notre couardise, de notre passivité, de notre conformisme et de notre goût immodéré pour la gloriole militaire.
A la racine de cette dérive, se trouve l’amour de la force sous toutes ses formes qui lui-même découle de notre insensibilité au monde subtil, la jouissance se reportant alors vers le brutal (le binaire pour le mental).
Quand l’actualité n’apporte plus son lot de tragédies excitantes (guerres, meurtres, enlèvements, souffrances), les réserves prennent la relève avec brio, les films avec des « sauveurs du monde » armés jusqu’aux dents ou des « super héros » aux pouvoirs incroyables font toujours recette. Le message étant toujours l’apologie de la force.
Peut on améliorer durablement une situation en utilisant exclusivement (je dis bien exclusivement) la force ?
(Force de l’armée et des lois institutionnelles lors de la colonisation, force économique et corruption après la décolonisation, à nouveau force armée lorsque la situation devient explosive).
Le film Brazil date de 1985, il est réalisé par Terry Gilliam, (ancien membre des Monty Python).
Il montre comment certains états « terroristes pantouflard » savent manipuler les foules en les effrayant par des actes terroristes réels ou même créés de toute pièces par eux.
Tout l’art des manipulateurs consiste ensuite à justifier un appareil d’état répressif au motif de préserver les populations des actes terroristes « sanglants », tout en étouffant les informations relatives à leurs propres turpitudes.
Certes, il s’agit d’une fiction qui force le trait, mais interrogez vous pour savoir qui aujourd’hui gère les champs de pétrole de l’Irak ou de gaz en Libye, ou vont les bénéfices et quelle part retourne aux autochtones.
Si vous héritez d’une maison qui se transmet dans votre famille de génération en génération, vous n’êtes pas exempté d’y faire quelques vérifications avant de la déclarer apte au service. (Traduire par faire votre examen de conscience et prendre vos responsabilités par rapport aux idéologies et aux pratiques de vos ancêtres et de vos voisins).
Si la maison à été construite au dessus d’une carrière qui s’effrite un peu chaque année (l’usure du temps), le jour ou la maison s’effondrera sous vos pieds et vous engloutira, vous aurez beau crier que ça n’est pas vous qui l’avez construite, personne ne sera la pour vous sauver.
Le monde évolue, la dérive de l’état protecteur vers l’état prédateur peut passer inaperçue si elle se fait suffisamment lentement.
Plus d’infos sur :
http://www.paperblog.fr/6052878/mali-la-francafrique-dans-toute-sa-splendeur/
http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/michel-collon-la-france-au-mali-37668

2013 année de durlutte

Loin de moi des vœux trop pastel car ils passeraient.
Je n’oserais paraphraser le célèbre « Je vous promet du sang (à moins qu’il ne s’agisse de sang neuf pour de nouveaux projets), de la sueur (à moins que ce ne soit celle que vous avez choisi de produire pour vous accomplir) et des larmes (à  moins qu’elles ne soient de joie) ».
Voici donc le décompte final (pas la lutte finale) des luttes que nous avons à mener en 2013 :
Nous sommes en lutte contre la contrebande et les contrefaçons (deux contres s’annulent ils ? ce qui donnerais pour bande et pour façon)
En lutte politique
En lutte contre les malfaçons, les faussaires, les arnaqueurs, les bonimenteurs.
En lutte contre le travail au noir
En lutte contre les caries
En lutte contre l’évasion fiscale
En lutte contre la pauvreté
En lutte contre l’analphabétisme
En lutte contre le chômage
En lutte contre le cancer, l’alcool, le tabac
Contre la crise financière et la précarité
Contre la myopathie
Contre l’insécurité routière
Contre l’échec scolaire
Contre la solitude
Contre les incivilités
Contre les parasites
Contre les délocalisations.
Contre les insectes prédateurs
Contre les pollueurs
Contre la faim dans le monde
Contre les microbes
Contre les sectes, les manipulateurs, les extrémistes
Contre la corruption
Contre la récidive
Contre l’impuissance et la stérilité
Contre le surpoids et l’anorexie
Contre l’aveuglement et l’extrémisme
Contre la mondialisation et les multinationales
Contre l’huile de palme
Contre les bugs
Contre les excès de vitesse
Contre la dépression
Contre les graffitis, la vétusté, l’insalubrité
Contre le racket
Contre les incendies, les tremblements de terre, les ouragans, les tsunamis
Contre l’exclusion
Contre la saleté
Contre l’automédication, les drogues
Contre les maladies orphelines (qui voudrait les adopter ?)
Pour la compétitivité (enfin du pour ?)

Alors je pousse un cris d’alarme : Haltalalutte trop de lutte tulalutte ! et nous épuise jusqu’à toucher le fond (du puits).
Sans aller jusqu’à lutter contre la lutte, qui serait une contradiction totale, je propose une interrogation (non écrite) voire une inversion d’épaule.
La régulation par la polarité inverse (autre nom pour désigner l’inversion des pôles) est peut être « la » solution ?

Voici maintenant un conte de Janvier (Pour les contes de Noël, c’était trop tard)

Il était une fois deux jardiniers qui s’occupaient chacun d’un jardin mais avec des méthodes très différentes.
Le premier était en lutte permanente, il était obsédé par les mauvaises herbes, il passait sa journée entière à les traquer dans les moindres recoins.
Pour cela, il disposait d’un arsenal impressionnant, des binettes, des faux, des serpes, des sécateurs, des bêches.
La technologie moderne lui avait même donné de nouvelles armes, des désherbants, des défoliants, des inhibiteurs de croissance.
Le problème était que les mauvaises herbes devenaient de plus en plus résistantes aux produits chimiques et qu’il fallait employer de plus en plus de produit ou des nouvelles générations de produits encore plus virulents. Ceci n’est pas sans rappeler la fameuse escalade entre l’obus et la cuirasse.
On pourrait aussi rappeler la guerre des antibiotiques ou les bactéries deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques.
Maintenant il était en passe de mettre au point l’arme absolue : un radar couplé à un émetteur de micro ondes.
Le radar très perfectionné est capable de détecter les graines de mauvaises herbes qui sont encore dans le sol, ceci grâce à un logiciel informatique embarqué avec le radar, ensuite l’ordinateur dirige un faisceau concentré de micro ondes qui arrive à pénétrer dans le sol pour détruire la graine.
Inutile de vous dire à quoi ressemblait son jardin : un champ de mines, un désert, les quelques plantes qui survivaient devaient être forcées par des engrais chimiques, ce qui les rendaient malades et sensibles aux parasites et il fallait aussi employer des pesticides et des fongicides pour essayer de lutter contre les parasites.
Le deuxième n’était obsédé que par une chose : préparer le terrain, semer, bouturer, planter, arroser, mettre de l’engrais (naturel). Il faisait ça avec une grande industrie, il y passait tout son temps, il y mettait tout son amour. La moindre parcelle libre était aussitôt préparée et replantée. Il avait compris que si les plantes amies occupaient le terrain, il n’y aurait plus de place pour les « mauvaises » qui plus est, les quelques mauvaises plantes pouvaient être acceptées car elles avaient souvent des vertus médicinales. Toute ressemblance avec d’autres activités humaines, ne serait que pure coïncidence.
Il faut aussi dire un mot sur l’arsenal (militaire ou autre) que nous avons créé (qui nous coûte très cher) pour mener nos croisades contre les moulins avant.
Les désherbants pour lutter contre les mauvaises herbes.
Les antibiotiques pour lutter contre les bactéries.
Les fongicides pour lutter contre les champignons.
Les insecticides pour lutter contre les insectes.
Les anti-moisissures pour lutter contre les moisissures.
Les bombes anti-crevaison pour lutter contre les crevaisons.
Les antihistaminique pour réduire ou éliminer les effets de l’histamine.
Les anti-douleurs pour lutter contre les douleurs.
Les anti-mites pour lutter contre les mites.
Les anti-brouillards pour lutter contre le brouillard.
Les anti-calcaires pour lutter contre le calcaire.
Les pare-choc pour lutter contre les chocs.
Les anti-dépresseurs pour lutter contre la dépression.
Les anti-gel pour lutter contre le gel.
L’antirouille pour lutter contre la rouille.
Les lois pour lutter contre les méchants.
Yvespress pour lutter contre la morosité.