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Le mariage n’est pas toujours gai

L’agitation médiatique de ces derniers temps  a fait naître dans mon crâne fumant des réflexions que te délivre sans enjoliveur.
Vous êtes mes lecteurs privilégiés (bien que je sois pour l’abolition des privilèges).
Parlons du divorce :
Le divorce pour faute existe depuis le 27 juillet 1884 et le divorce par consentement mutuel depuis le 11 juillet 1975, dates auxquelles il faudrait ajouter le bref épisode de la révolution Française ou le divorce fut permis de 1792 à 1816).
Merveilleux progrès non ?
Mais à y regarder de pré, on constate que le divorce existait déjà dans la Grèce antique, à Rome et aussi chez les Celtes !
Alors à qui devons nous cette belle régression de presque 2000 ans ?
La réponses est : Aux esprits tordus qui se sont prétendus disciples de jésus, qui ont fondés un royaume matériel la ou Jésus n’avais cessé d’annoncer la venue d’un royaume spirituel, et qui on confondu « aimes ton prochain » avec « impose tes visons limitées à ton prochain sans lui demander son avis ».
Quand au mariage, il était au départ contraint par la famille, fait pour des intérêts économiques ou stratégiques, l’amour pouvant venir accessoirement, la descendance restant primordiale.
Évidemment ces mariages duraient puisque le divorce n’existait pas (sauf petits arrangements entre les rois et les papes).
Ouf ! Enfin libres, chacun peut faire ses expériences et porter la responsabilité de ses choix.
Etre libre de choisir un(e) partenaire ne veut pas dire en avoir la capacité ! Sinon comment expliquer le taux de 50% de divorce ?
Nota : je ne dis pas ça pour jeter la pierre à quiconque car je fais moi même partie du lot.
Mais au moins, pour ce qui est des intérêts bassement matériels qui déterminaient les choix de nos aïeux, nous pouvons dire fièrement que tout ça est loin de nous !
En êtes vous si surs ? Parmi les différents couples que vous connaissez, combien sont de milieux sociaux, de religion ou de fortunes différentes ?
Il y en a certes, une petite minorité, et c’est la que l’on peut voir le progrès accompli, nous n’avons plus besoin de matrones ou de tyrans qui nous imposeraient leurs choix, nous avons directement intériorisé les consignes et nous les appliquons sagement avec la sensation d’être libre.
Heureusement, le divorce arrive pour nous montrer que nous ne savons (De Marseille) pas encore faire la différence entre une vessie et une lanterne.
Tout ce qui brille n’est pas de l’or.
Pour ma part je préfère la lanterne, mais je dois reconnaître qu’une vessie c’est bien pratique (pour faire une vie d’ange).
Cette désillusion vis-à-vis du mariage ou de la vie en couple est elle à rapprocher de la désillusion vis-à-vis de la société entière qui devient de plus en plus aliénante, la ou des promesses de vie meilleure avaient bercé nos enfances ?
Le désenchantement est peut être le premier pas vers la sagesse, que penseriez vous d’un enfant de 12 ans qui croit encore au père Noël ?
Qu’il est un peu attardé ou naïf ?
De même ceux qui commencent à se rendre compte que se lever de son canapé une fois tous les cinq ans pour aller passer un quart d’heure au bureau de vote, n’est pas suffisant pour changer la société.
Même avant monsieur de La Fontaine, les renards flattaient déjà les corbeaux pour leur piquer leur fromage ou leur galette, ils ne font que leur travail de renard, de même que les vautours sont la pour dépecer les cadavres des animaux morts, les champignons pour décomposer les pommes malades et les bactéries pour tenir en éveil les systèmes immunitaires.

L’écologie de la psychologie humaine est infiniment plus subtile que l’écologie « biologique ».

Pour paraphraser Bernard Montaud, j’ai envie de dire « Bénie soit la crise de l’Occident» car elle va peut être nous arrêter dans la course folle de l’autodestruction ou nous étions partis.