Monthly Archives: décembre 2013

L’hydre de Lerne

Notre époque incarne à merveille la sagesse du passé, elle la concentre même avec une intensité remarquable, jusqu’à peut être atteindre une certaine masse critique, condition avant coureuse de son explosion et du renouvellement de toute chose.
On pourrait citer la tour de Babel et la comparer avec la course au gigantisme et à une productivité aveugle qui engendre de plus en plus d’incompréhension et d’éloignement entre les hommes.
On pourrait citer l’épisode du peuple Hébreux tenu en captivité pour construire les temples des pharaons, avec ces hordes de travailleurs modernes exploités pour construire les nouveaux temples olympiques ou foot balistiques.
On pourrait citer l’épisode du veau d’or ou le chef Moïse parti un temps sur la montagne (à lire sous l’angle symbolique) en laissant son peuple livré à lui même, ce qui conduisis à l’excès en tout. Cela est d’une certaine ressemblance avec notre civilisation qui n’y voit plus guère au point de se laisser diriger par des aveugles (mais beaux parleurs et rusés, merci monsieur de la fontaine dont l’inspiration coulait d’une source claire).
Les nouvelles idoles ont changées de forme mais l’idolâtrie demeure la même tant que le cœur n’est pas éclairé.
Laissons cette liste pour les historiens et concentrons nous sur l’Hydre de Lerne.
Une tête que l’on coupe et qui repousse en se dédoublant peut sembler étrange au premier regard, mais rappelons nous la division cellulaire (en biologie, il faut se diviser pour se multiplier).
Certains petits animaux comme l’hydre d’eau douce ou les vers némettes sont capables de produire deux hydres ou deux vers némettes quand ils sont sectionnés !
Quittons la biologie pour nous rapprocher de la morale, en particulier de la parole du bouddha « Jamais la haine ne cesse par la haine », parole à rapprocher de l’action de jésus qui tendis l’autre joue.
L’évolution ne peut se faire par un instinct réflexe (rendre coup pour coup selon le talion) qui ne conduit qu’à une spirale infernale avec l’auto destruction en bout de route. L’évolution demande un changement de paradigme en écoutant et en suivant nos facultés supérieures qui nous proposent des chemins plus subtils.
Trancher une tête de l’hydre est le symbole de : Couper ou détruire un problème que nous considérons comme « mauvais » à 100%.
C’est déjà une première erreur de considérer la vie comme une dichotomie avec le bien à 100% d’un coté et le mal à 100% de l’autre.
Je préfère de loin le symbole du Tao ou le blanc et le noir s’enchevêtrent à l’infini et la notion mathématique de fractal va encore plus loin dans ce sens.
Détruire les bactéries par des antibiotiques était une avancée (à priori) mais les bactéries ont muté et elle sont de plus en plus résistantes, certaines semblent même devenues invincibles.
Détruire les insectes par des insecticides était une avancée (à priori) mais les insectes sont devenus de plus résistants.
Détruire les mauvaises herbes par des herbicides était une avancée (à priori) mais les herbes sont devenues de plus en plus résistantes.
La liste est encore longue mais j’arrête la, le principe est général.
Du coté social, ce qui fut semé naguère arrive à éclosion et tous les fruits ne sont pas appétissants, chaque jour amène sont lot et la réponse est toujours la force (la force de la loi en occurrence).
Le cocktail reforme (sans aller au fond) et cataplasme sur ce qui fait désordre (il faut garder l’ordre même s’il n’est qu’apparent) ne fait qu’amplifier les problèmes (comme les têtes de l’hydre qui se multiplient).
La solution est pourtant trouvée par Ulysse : Couper (ou brûler) la tête à la base de toutes les autres (retrouver l’unité ?).
Mais ou est donc charli ? perdu dans la multitude, seul le fin limier le retrouvera en lui même, car pour remonter à la source, à l’origine, il faut ramer.
D’un point de vue psychologique, toutes ces têtes qui se divisent pourraient symboliser la pensée humaine qui part dans de multiples directions et s’éloigne de sa direction d’origine.
La  Schizophrénie dont l’étymologie grecque signifie : fractionnement de l’esprit, en est peut être un cas extrême.

Des vœux, en vœux tu en voila !

En cet an de grâce 2014 ou la dégoulinade de gloriole militaire risque d’envahir notre territoire, voici une contre offensive de choc !
Que les seules explosions soient de joie.
Que le coup de feu se passe en cuisine.
Que les conquêtes ne soient qu’amoureuses.
Que la stratégie soit de communication.
Pour les fusils, affûtez vous.
Pour la balle, soyez dans la danse.
Que le régiment ne soit qu’alimentaire.
Que l’armée soit de salut.
Les chars pour le carnaval.
Les canons réservés aux belles.
La tranchée de cake.
La bombe glacée.
L’épée sera de vérité.
La dague pour la drague.
Le slogan : « Faites l’amour pas la guerre » n’a guère marché, mais ça c’était avant, alors en avant toute.
Que la paix soit avec ceux qui restent vigilants, les pieds sur terre et la tête dans le firmament.

La marche à suivre

L’escalier a des paliers (des pas liés) pour y faire des escales (liées ?).
Et si l’S cale vers le haut, c’est la cale haute (la calotte).
Et si l’S cale vers le bas, c’est la cale basse (la calebasse).
Faites une démarche sans sauter ni démonter les marches, c’est la seule marche à suivre.
Vous serez sur les planches (non savonneuses), seule voie pour relier le ciel et la terre (en prenant bien sur une planche de bois d’arbre).
Ne vous attardez pas sur les joints, vous partiriez en fumette sans feu.
L’âme ou les lames n’ont pas besoin de joints (ni de joindre les debout), vous pouvez y trouver appuis sans fond.
C’est la lame de fond.
Et le fond prime sur la forme, ayez bon fond et vous serez en forme d’escalier.
Et le bouquet final (c’est le bouquet) :

m = aime
ar –> ra = soleil (chez les Egyptiens)
arche = relie les rives de deux mondes
che = ché vachement bien

C’est la chute (d’escalier) finale, sinon vous seriez déchus.
L’escale est terminée, vous pouvez reprendre une activité normale.