Monthly Archives: mai 2014

Positif, négatif ou équilibre ?

Réguler par l’équilibre ou par la polarité symétrique

Que veut dire réguler entre le négatif et le positif par la polarité symétrique ?
Vous allez mieux comprendre si je cite un exemple ou deux.
lorsque vous êtes dans votre baignoire, si l’eau devient trop froide, vous ouvrez le robinet d’eau chaude, si elle devient trop chaude, vous ouvrez le robinet d’eau froide.
Lorsque vous conduisez votre voiture, si vous sentez qu’elle dérive vers la droite, vous donnez un coup de volant vers la gauche et si vous sentez qu’elle dérive vers la gauche, vous donnez un coup de volant vers la droite.
Quoi de plus simple comme manière de résoudre ses problèmes ! c’est déconcertant de simplicité.
Et pourtant regardez tous les cas ou on fait le contraire, tous les cas ou on lutte contre ou on essaie d’anéantir l’ennemi, sans même réfléchir, agissant comme des automates qui ne connaissent que la guerre.
C’est ainsi qu’en luttant contre les bactéries avec des antibiotiques on arrive à obtenir des souches résistantes tout en ayant diminué le potentiel immunitaire des hommes.
C’est ainsi qu’en luttant contre les insectes avec des insecticides on arrive à obtenir des lignées résistantes tout en ayant diminué le potentiel de défense des plantes.
Alors quand allez vous vous mettre à la régulation par la polarité symétrique ?
Le principe général est simple (mais c’est à chacun à s’en inspirer pour les cas concrets) :
1) identifier votre problème en le nommant ou en le décomposant en différentes caractéristiques .
2) identifier la ou les polarités qui sont symétriques (ou opposées) par rapport à votre problématique.
3) développer ces polarités symétriques.
4) pratiquez pendant un temps suffisamment long (au moins jusqu’à la solution de votre problème)
5) si vous êtes satisfaits, développez le concept autour de vous

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Développement sur l’équilibre

Le meilleur moyen de ne pas tomber dans l’extrémisme ou dans l’exagération, n’est il pas de travailler notre équilibre ?
L’équilibre n’étant pas une position statique entre deux limites mais une libre circulation dans le champ des possibles, quitte à tutoyer les extrêmes pour au moins les connaître, tout en gardant la vision globale qui permet à tout instant de trouver la position juste.
Dans équilibre, il y a « equi » dont l’origine latine veut dire « égal » et « libre » dont vous devez avoir une notion.
Il ne nous manque que la fraternité, auquel cas nous aurions : Liberté, égalité, fraternité.
Savez vous que la marche à pieds qui est un éminent exercice d’équilibre, mobilise environ 25% de nos 605 muscles soit 150 muscles !
Vous avez ci dessous la marche à suivre pour vous muscler et pour vous entraîner à l’équilibre sans pour autant devenir équilibriste.
Malgré toutes mes recherches, je n’ai pas encore trouvé l’équivalent des 150 muscles à contracter puis à décontracter.

Equilibrer entre l’homme et la femme.
Equilibrer entre l’amour et la sagesse.
Equilibrer entre le yin et le yang.
Equilibrer entre la verticale et l’horizontale.
Equilibrer entre donner et recevoir.
Equilibrer entre le concave et le convexe (sans être vexé).
Equilibrer entre l’excitation et l’incitation.
Equilibrer entre le tout et la partie.
Equilibrer entre l’absolu et le relatif.
Equilibrer entre le continu et le discontinu.
Equilibrer entre les pensées et les sentiments.
Equilibrer entre le fond et la forme.
Equilibrer entre ignorance et connaissance.
Equilibrer entre contracté et reposé.
Equilibrer entre l’esprit et la matière.
Equilibrer entre le local et le global.
Equilibrer entre David et Goliath.
Equilibrer entre actif et passif.
Equilibrer entre la chèvre et le choux.
Equilibrer entre sujet et objet.
Equilibrer entre la logique et l’analogique.
Equilibrer entre conduire et isoler.
Equilibrer entre tradition et innovation.
Equilibrer entre l’alpha et l’oméga.
Equilibrer entre santé et sobriété.
Equilibrer entre prosaïque et poétique.
Equilibrer entre le collectivisme et l’individualisme.
Equilibrer entre l’ordre et le chaos.
Equilibrer entre le nouveau et l’ancien.
Equilibrer entre le cercle et le carré.
Equilibrer entre perdre et gagner.
Equilibrer entre ouvrir et fermer.
Equilibrer entre la majorité et la minorité.
Equilibrer entre l’ombre et la lumière.
Equilibrer entre la qualité et la quantité
Equilibrer entre le ciel et la terre.
Equilibrer entre le fixe et le mobile.
Equilibrer entre le contrasté et le flou.
Equilibrer entre le pont et le tunnel.
Equilibrer entre la liberté et le lien.
Equilibrer entre le temporel et l’éternel.
Equilibrer entre le conservatisme et la nouveauté
Equilibrer entre la simplicité et la complexité.
Equilibrer entre la théorie et la pratique.
Equilibrer entre l’oral et l’écrit.
Equilibrer entre le bien et le mal.
Equilibrer entre le pire et le meilleur.
Equilibrer entre le statique et le dynamique.
Equilibrer entre la créature et le créateur.
Equilibrer entre le trivial et le paradoxal.
Equilibrer entre être concentré et être relaxé.
Equilibrer entre le dur et le souple.
Equilibrer entre le vide et le plein.
Equilibrer entre le sublime et le médiocre.
Equilibrer entre la technique et la sensibilité.
Equilibrer entre le généraliste et le spécialiste.
Equilibrer entre l’intérieur et l’extérieur.
Equilibrer entre le hasard et la nécessité.
Equilibrer entre la suggestion et l’objection.
Equilibrer entre le symbolique et le concret.
Equilibrer entre la hauteur et la profondeur.
Equilibrer entre s’adapter au monde et adapter le monde à notre goût.
Equilibrer entre le mode série et le mode parallèle.
Equilibrer entre la grossièreté et le raffinement.
Equilibrer entre le temps et l’espace.
Equilibrer entre le microcosme et le macrocosme.
Equilibrer entre le jeune et le vieux.
Equilibrer entre le luxe et l’austérité.
Equilibrer entre la fantaisie et la rigueur.
Equilibrer entre la lenteur et la vélocité.
Equilibrer entre le cas général et le cas particulier.
Equilibrer entre le semblable et le différent.
Equilibrer entre l’égo et le soi.
Equilibrer entre le contenant et le contenu.
Equilibrer entre dispersion et concentration.
Equilibrer entre le centre et la périphérie.
Equilibrer entre l’imaginaire et le réel.
Equilibrer entre la stabilité et l’alternance.
Equilibrer entre l’offre et la demande.
Equilibrer entre s’éclater et rester entier.
Equilibrer entre le contrôle et le lâcher prise.
Equilibrer entre moi et les autres.
Equilibrer entre le passé et le futur.
Equilibrer entre pile et face.
Equilibrer entre la prose et les vers.
Equilibrer entre nature et culture.
Equilibrer entre expliquer et impliquer.
Equilibrer entre le côté cour et le côté jardin.
Equilibrer entre le big bang et le big crunch.
Equilibrer entre conducteur et isolant.
Equilibrer entre le four et le moulin.
Equilibrer entre le laboratoire et l’oratoire.
Equilibrer entre être et avoir.
Equilibrer entre le chat et la queue du chat (sans courir).
Equilibrer entre l’agitation et le mouvement.
Equilibrer entre le soleil et le trou noir.
Equilibrer entre les chiffres et les lettres.
Equilibrer entre l’intégration et la désintégration.
Equilibrer entre le calme et la tempête.
Equilibrer entre le profane et le sacré.
Equilibrer entre le subtil et l’épais.
Equilibrer entre le loup et l’agneau.
Equilibrer entre émetteur et récepteur.
Equilibrer entre la carotte et le bâton.
Equilibrer entre le droit chemin et le chemin des écoliers.
Equilibrer entre homogène et hétéroclite.
Equilibrer entre utopie et pragmatisme.
Equilibrer entre inclure et exclure
Equilibrer entre orient (pour s’orienter) et occident (pour s’oxyder ou s’occire)
Equilibrer entre immanence et transcendance.
Equilibrer entre communion et séparation.
Equilibrer entre éros et thanatos.
Equilibrer entre harmonie et cacophonie.
Equilibrer entre intérêt et altruisme.
Equilibrer entre le bord droit et le bord gauche de la chaussée
Equilibrer entre la raison et la passion.
Equilibrer entre la locomotive et les wagons.
Equilibrer entre la compression et la détente.
Equilibrer entre le droit et le courbe.
Equilibrer entre le frein et l’’accélérateur.
Equilibrer entre la séduction et l’’authenticité.
Equilibrer entre tout ou rien.
Equilibrer entre le besoin et l’envie.
Equilibrer entre les pleins et les déliés.
Equilibrer entre papillonner et rester scotché.
Equilibrer entre les doutes et les certitudes.
Equilibrer entre les racines et les feuilles (ou les ailes).
Equilibrer entre le stock et le flux.
Equilibrer entre la nonchalance et l’implication.
Equilibrer entre l’’arbre et la graine.
Equilibrer entre le nivellement (par le bas) et l’élitisme (par le haut).
Equilibrer entre minuscule et majuscule.
Equilibrer entre l’’homme et Dieu.
Equilibrer entre la décadence et la gloire.
Equilibrer entre la fission et la fusion.
Equilibrer entre diverger et converger.
Equilibrer entre l’’occupation et la vacance.
Equilibrer entre être éveillé et être éteint.
Equilibrer entre la parole et le silence.
Equilibrer entre la source et l’’objet (notion informatique).
Equilibrer entre l’’analyse et la synthèse.
Equilibrer entre le son et l’’image.
Equilibrer entre l’’entrée et la sortie.
Equilibrer entre pianissimo et fortissimo.
Equilibrer entre le rat des villes et le rat des champs.
Equilibrer entre capteur et actionneur.
Equilibrer entre détachement et désir.
Equilibrer entre l’’unité et la dualité (ou la diversité).
Equilibrer entre le monothéisme et le polythéisme.
Equilibrer entre le détail et l’essentiel.
Equilibrer entre évaporer et condenser.
Equilibrer entre le fragile et le résistant.
Equilibrer entre commander et servir.
Equilibrer entre le logiciel et le matériel.
Equilibrer entre dresser et étaler.
Equilibrer entre chaud et froid.
Equilibrer entre le droit et le devoir.
Equilibrer entre le flux et le reflux.
Equilibrer entre l’’inné et l’’acquis.
Equilibrer entre intimité et publicité.
Equilibrer entre envelopper et développer.
Equilibrer entre la retenue et l’’extravagance.
Equilibrer entre extraverti et introverti.
Equilibrer entre affirmer et douter.
Equilibrer entre l’évidence et le paradoxe.
Equilibrer entre réfléchir et foncer.
Equilibrer entre doser et oser (la vie en rose ?)
Equilibrer entre la pudeur et l’’exhibition.
Equilibrer entre le code et la conduite.
Equilibrer entre vectoriel et matriciel.
Equilibrer entre ésotérisme et exotérisme.
Equilibrer entre explication et implication.
Equilibrer entre la méditation et l’anxiété.
Equilibrer entre cacher et révéler.
Equilibrer entre abscisse et ordonnée.
Equilibrer entre la franchise et la dérobade.
Equilibrer entre la force motrice et la force d’’inertie.
Equilibrer entre accumuler et disperser.
Equilibrer entre la sécurité et l’aventure.
Equilibrer entre thème et version.
Equilibrer entre instinct et discipline.
Equilibrer entre périodique et aléatoire.
Equilibrer entre se soumettre et imposer.
Equilibrer entre Confucianisme et Taoïsme
Equilibrer entre extravagance et conformisme.
Equilibrer entre informer et exciter.
Equilibrer entre modestie et audace.
Equilibrer entre maître et élève
Equilibrer entre abandon et contrôle.
Equilibrer entre paillasson et hérisson (technique de pointe).
Equilibrer entre séparer et réunir.
Equilibrer entre aller droit au but et tourner autour du pot.
Equilibrer entre la cigale et la fourmi.
Equilibrer entre la crête et le creux (même si ça vous semble vague).
Equilibrer entre Mars et Venus.
Equilibrer entre le sens et les sensations.
Equilibrer entre ennui (en nuit) et enjoué (en jour).
Equilibrer entre le haut et le bas.
Equilibrer entre ceci et cela.
Equilibrer entre une vie de bohème et une vie trop réglée.
Equilibrer entre le censé, les censeurs et le sensible (enfin un ménage à trois)
Equilibrer entre le centre de gravité et le centre de légèreté.
Equilibrer entre ici bas et la haut.
Equilibrer entre relation et délation (défaire la relation).
Equilibrer entre annoncer et dénoncer.
Equilibrer entre tourner autour du pot et dépoter.
Traduction : Tourner autour du pot veut dire hésiter avant d’aller au fond des choses, de pénétrer au cœur d’une situation, avant d’y aller plein pot pour être au top et dépoter (sortir l’énergie qui était cachée au fond de la mine).
Equilibrer entre l’équilibre et le déséquilibre

Epilogue : Tous ces équilibres pourraient se représenter par une roue de bicyclette dont les rayons auraient tous un opposé et qui au global demanderaient un nouvel équilibre pour que la roue reste parfaitement circulaire, sans qu’aucun rayon ne dépasse (pour éviter les chaos).

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Des méfaits de vouloir « détruire le négatif » en oubliant de « développer le positif » :

Je n’oserais paraphraser le célèbre « Je vous promet du sang (à moins qu’il ne s’agisse de sang neuf pour de nouveaux projets), de la sueur (à moins que ce ne soit celle que vous avez choisi de produire pour vous accomplir) et des larmes (à  moins qu’elles ne soient de joie) ».
Voici donc le décompte final (pas la lutte finale) des luttes que nous avons à mener en 2014 :
Nous sommes en lutte contre la contrebande et les contrefaçons (deux contres s’annulent ils ? ce qui donnerais pour bande et pour façon)
En lutte politique
En lutte contre les malfaçons, les faussaires, les arnaqueurs, les bonimenteurs.
En lutte contre le travail au noir
En lutte contre les caries
En lutte contre l’évasion fiscale
En lutte contre la pauvreté
En lutte contre l’analphabétisme
En lutte contre le chômage
En lutte contre le cancer, l’alcool, le tabac
Contre la crise financière et la précarité
Contre la myopathie
Contre le harcèlement de rue
Contre l’insécurité routière
Contre l’échec scolaire
Contre la solitude
Contre les incivilités
Contre les parasites
Contre les délocalisations.
Contre les insectes prédateurs
Contre les pollueurs
Contre la faim dans le monde
Contre les microbes
Contre les sectes, les manipulateurs
Contre la corruption
Contre la récidive
Contre l’impuissance et la stérilité
Contre le surpoids et l’anorexie
Contre l’aveuglement et l’extrémisme
Contre la mondialisation et les multinationales
Contre l’huile de palme
Contre les bugs
Contre les excès de vitesse
Contre la dépression
Contre les graffitis, la vétusté, l’insalubrité
Contre le racket
Contre les incendies, les tremblements de terre, les ouragans, les tsunamis
Contre l’exclusion
Contre la pédophilie religieuse
Contre la saleté
Contre l’automédication, les drogues
Contre les maladies orphelines (qui voudrait les adopter ?)
Pour la compétitivité (enfin du pour ?), mais « pour » quoi d’autre, essayez de faire la liste.

Alors je pousse un cris d’alarme : Haltalalutte trop de lutte tulalutte ! et nous épuise jusqu’à toucher le fond (du puits).
Sans aller jusqu’à lutter contre la lutte, qui serait une contradiction totale, je propose une interrogation (non écrite) voire une inversion d’épaule.
L’équilibre est peut être « la » solution ?

Voici maintenant un conte de Janvier (Pour les contes de Noël, c’était trop tard)

Il était une fois deux jardiniers qui s’occupaient chacun d’un jardin mais avec des méthodes très différentes.

Le premier était en lutte permanente, il était obsédé par les mauvaises herbes, il passait sa journée entière à les traquer dans les moindres recoins.
Pour cela, il disposait d’un arsenal impressionnant, des binettes, des faux, des serpes, des sécateurs, des bêches.
La technologie moderne lui avait même donné de nouvelles armes, des désherbants, des défoliants, des inhibiteurs de croissance.
Le problème était que les mauvaises herbes devenaient de plus en plus résistantes aux produits chimiques et qu’il fallait employer de plus en plus de produit ou des nouvelles générations de produits encore plus virulents.
Ceci n’est pas sans rappeler la fameuse escalade entre l’obus et la cuirasse.
On pourrait aussi rappeler la guerre des antibiotiques ou les bactéries deviennent de plus en plus résistantes aux antibiotiques.
Maintenant il était en passe de mettre au point l’arme absolue : un radar couplé à un émetteur de micro ondes.
Le radar très perfectionné est capable de détecter les graines de mauvaises herbes qui sont encore dans le sol, ceci grâce à un logiciel informatique embarqué avec le radar, ensuite l’ordinateur dirige un faisceau concentré de micro ondes qui arrive à pénétrer dans le sol pour détruire la graine.
Inutile de vous dire à quoi ressemblait son jardin : un champ de mines, un désert, les quelques plantes qui survivaient devaient être forcées par des engrais chimiques, ce qui les rendaient malades et sensibles aux parasites et il fallait aussi employer des pesticides et des fongicides pour essayer de lutter contre les parasites qui ne faisaient que leur boulot en tentant de détruire ce qui est malade et inutile.
Le deuxième n’était obsédé que par une chose : préparer le terrain, semer, bouturer, planter, arroser, mettre de l’engrais (naturel).
Il faisait ça avec une grande industrie, il y passait tout son temps, il y mettait tout son amour.
La moindre parcelle libre était aussitôt préparée et replantée. Il avait compris que si les plantes amies occupaient le terrain, il n’y aurait plus de place pour les « mauvaises » qui plus est, les quelques mauvaises plantes pouvaient être acceptées car elles avaient souvent des vertus médicinales. Toute ressemblance avec d’autres activités humaines, ne serait que pure coïncidence.
Voltaire, en concluant son « Candide », nous proposait déjà  « Il faut cultiver notre jardin. », ce qui est à lire au sens symbolique, ainsi que la parole du Bouddha  « que chacun soit à lui-même sa propre île, son propre refuge, son propre flambeau. »
Il faut aussi dire un mot sur l’arsenal (militaire ou autre) que nous avons créé (qui nous coûte très cher) pour mener nos croisades contre les moulins avant.
Les désherbants pour lutter contre les mauvaises herbes.
Les antibiotiques pour lutter contre les bactéries.
Les fongicides pour lutter contre les champignons.
Les insecticides pour lutter contre les insectes.
Les anti-moisissures pour lutter contre les moisissures.
Les bombes anti-crevaison pour lutter contre les crevaisons.
Les antihistaminique pour réduire ou éliminer les effets de l’histamine.
Les anti-douleurs pour lutter contre les douleurs.
Les anti-mites pour lutter contre les mites.
Les anti-brouillards pour lutter contre le brouillard.
Les anti-calcaires pour lutter contre le calcaire.
Les pare-choc pour lutter contre les chocs.
Les anti-dépresseurs pour lutter contre la dépression.
Les anti-gel pour lutter contre le gel.
L’antirouille pour lutter contre la rouille.
Les lois pour lutter contre les méchants.
Yvespress pour lutter contre la morosité.

 

Pater Noster

Depuis combien de temps sommes nous englués dans le paternalisme et les systèmes pyramidaux qui en sont l’incarnation ?
Depuis le passage en mode agriculture/élevage, depuis les chefs de tribu, depuis les rois, depuis les religions du livre ?
Le paternalisme est le culte ou la culture du chef suprême, du sauveur à qui l’on donne tout pouvoir, c’est aussi le culte de la force, qu’elle soit physique, qu’elle soit celle de la force armée, de la justice, de la police, qu’elle soit celle de la force de conviction, de la manipulation.
Tout cela forme une sorte d’iceberg dont seule la partie émergée (la violence) est visible.
Cette violence n’a d’existence possible que par ce qu’elle est sous-tendue et nourrie par cet immense océan invisible (ou très peu visible) du culte de la force.
Il y a bien eut quelques tentatives pour couper des têtes couronnées ou pour prôner « l’amour sans entrave en mai 68″ mais, inexorablement, les systèmes pyramidaux (voir dictatoriaux) se remettent en place après un instant d’espoir.
Il y a en effet une grande différence entre rejeter un système, même s’il est opprimant, et être capable de s’assumer sans dépendre d’aucun.
L’expression « voler de ses propres ailes » est très parlante.
Celui qui est encore au raz du sol, à l’état de chenille, passe une grande partie de son temps à se nourrir et à détruire son environnement.
Si vous avez déjà fait la chenille dans une fête familiale, vous voyez que vous devez tenir votre voisin par la taille, et être vous même tenu, formant ainsi une longue chaîne de dépendance.
Dans d’autres cas on se tient plutôt par la barbichette.
Selon Einstein, nous résoudrons les problèmes de l’ancien (ou l’actuel) paradigme, en changeant de paradigme (faire éclore le papillon).
Toute l’agitation actuelle qui cherche à changer de système pour soi disant « résoudre » nos crises, est vouée à l’échec car il s’agit de récréer d’autres systèmes pyramidaux « améliorés ».
On ne touche qu’à la forme, car la vraie évolution (l’apparition du papillon) ne se décide pas qu’avec la tête.
C’est l’un des dernier soubresaut du système patriarcal, vouloir, commander, décider, imposer.
L’ère nouvelle sera simplement d’accueillir ce qui est déjà, ce qui a toujours été.

les Shadocks pompaient et le Ponzi restait


Les Shadocks apparurent sur le petit écran en 1968 avec la voix de Claude Piéplu.
Ils étaient un peu précurseurs d’une société de plus en plus ubuesque, caractéristique non perçue comme telle à l’époque mais qui se révèle au fil du temps avec des problèmes de fond de plus en plus insolubles surtout par rapport aux mesures dérisoires proposées par nos Gibis (nos têtes pensantes et déconnectées).
La fameuse pompe des Shadocks est peut être une illustration de la pompe à finance qui extrait de l’argent à partir du vide (ou de l’emprunt avec intérêt), système qui ne dure que s’il est en croissance.
Cette croissance « infinie » dans un monde réel fini ne peut que conduire à des bulles qui finiront par exploser, des petites bulles ont déjà explosées, en attendant la « big one ».
Notez que les Shadocks étaient plus sages que notre société puisque pour faire avancer le bateau sans eau, ils pompaient l’eau à l’arrière du bateau et la réinjectaient à l’avant. Le principe de la conservation de l’énergie était respecté.
Le Ponzi est une autre pompe connue de manière retentissante par l’affaire Madoff (voir le documentaire de France 3 diffusé le 10 mai 2014).
Le système de création de monnaie papier (ou informatique) déconnecté de tout support physique (métaux précieux) est en réalité un Ponzi.
Ceci n’est pas apparut immédiatement (et n’est pas encore reconnu par beaucoup) car il s’est développé parallèlement (et non causalement) à la croissance économique et industrielle que l’on pourra faire remonter à la révolution industrielle du 19ème siècle selon certains et au passage du mode chasse/cueillette vers le mode agriculture/élevage (Fin du Mésolithique) selon d’autres.
Des théories (théories à posteriori) sont apparues pour tenter de justifier le droit de possession et le capital comme étant le moteur d’un « progrès » infini.
Il s’agit d’un Ponzi intellectuel, d’une fuite en avant qui essaie de masquer les failles de base de ces théories, avec des promesses de plus en plus délirantes et qui sont d’ailleurs condamnées à une inflation verbale pour tenter de détourner les prises de conscience naissantes.
Les failles sont des oublis. On oubli de rappeler que les changements principaux de nos conditions de vie sont dus à l’évolution des sciences et des techniques, on oubli de comptabiliser les impacts environnementaux de notre développement, on oubli de mettre l’homme au centre de nos préoccupations ou pire, on le dit et on fait le contraire.
Mais surtout on oubli de dire que l’accroissement de notre production et de notre consommation de biens matériels est un Ponzi.
Si je creuse le sol avec mes mains, j’en tirerai assez de minerai pour construire une cuillère.
Si je creuse le sol avec ma cuillère, j’en tirerai assez de minerai pour construire une pioche.
Si je creuse le sol avec ma pioche, j’en tirerai assez de minerai pour construire un marteau piqueur.
Si je creuse le sol avec mon marteau piqueur, j’en tirerai assez de minerai pour construire une excavatrice.
Vous connaissez ou vous envisagez la suite, la bulle explose ou les mines sont vidées.
La gestion « administrative » d’une société par voie quasi exclusivement répressive (force des lois avec répression des contrevenants) avec un nombre de textes qui devient vertigineux, est aussi un Ponzi.
Terminons avec une note d’espoir en rappelant la phrase d’Einstein :
« Aucun problème ne pourra être résolu avec la façon de penser qui l’a généré. »

Manipulez, manipulez, il en restera toujours quelque chose.

Désolé d’avoir un peu tordu le proverbe «  Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose ! »,  proverbe que la tradition attribue à Beaumarchais, mais je suis prêt à tout pour faire parler de moi ! (je vous manipule donc).
Sommes nous tous manipulateurs ou tous manipulés ?
Une des formes les plus courantes de la manipulation est la plainte. Je ne parle pas d’une plainte ponctuelle faisant suite à un événement ponctuel, mais de la plainte récurrente qui peut durer des mois, des années et même des dizaines d’années avec des « motifs » qui ne varient guère dans le temps.
Le but des « plaignants » n’est pas de vous soutirer de l’argent, mais d’attirer ou de captiver votre attention, votre énergie.
Cela peut même devenir une sorte de sport national, lorsque l’engouement pour la plainte est tel que chacun se délecte de la plainte des autres et l’amplifie par la sienne. Il y a même une forme d’escalade à celui qui trouvera la plainte la plus dramatique.
On trouve dans ce cas une espèce de « mouton de panurgisme » ou chacun se laisse contaminer par cet état d’esprit et va ensuite contaminer ses proches.
Evidemment, l’étalage de la plainte fait toujours recette, les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent pas (sauf si c’est celui qui nous mène dans l’instant).
Poussons un peu la chose dans les extrêmes et nous arrivons dans certains pays ou l’on mutile des enfants pour provoquer l’apitoiement des passants et augmenter les recettes de la mendicité.
Encore un cran au dessus, nous arrivons à des états ou des multinationales qui organisent des formes de pénurie ou de peur, pour ensuite obtenir l’approbation des foules pour mettre en oeuvre des systèmes répressifs, mais qui seront répressifs pour tous et non pas pour les soi disant terroristes. Un visionnage du film Brazil vous donnera quelques idées sur le sujet.
Un piège subtil est que si je me plain de ceux qui se plaignent, je renforce leur nuisance en les accompagnant, mais comme j’en suis conscient, le mal est moindre et je peux l’arrêter tout de suite.
Maintenant, sortez couvert et ouvrez l’œil.

Vous avez dit « crise », comme c’est bizarre !

Je paraphrase Louis Jouvet dans le célèbre film « Drôle de Drame » dont le nom a peut être quelque écho avec notre « crise » qui ressemble en effet à un drôle de drame, un drame qui ne dit pas son nom.
Le mot crise s’emploi habituellement pour des épisode de courte durée, comme une crise de foie, une crise d’appendicite.
Sommes nous en déni pour baptiser du nom de crise une situation qui est beaucoup plus profonde que les effets de surfaces n’en laissent apparaître ?
La notion de déni (en cas d’apparition d’un événement très fort, comme la perte d’un proche) a été mise en évidence par Elisabeth Kübler-Ross.
Rappelons les 5 phases proposées par cette chercheuse :

1) Déni (Denial). Exemple : « Ce n’est pas possible, ils ont dû se tromper. »
2) Colère (Anger). Exemple : « Pourquoi moi et pas un autre ? Ce n’est pas juste ! »
3) Marchandage (Bargaining). Exemple : « Laissez-moi vivre pour voir mes enfants diplômés. », « Je ferai ce que vous voudrez, faites-moi vivre quelques années de plus. »
4) Dépression (Depression). Exemple : « Je suis si triste, pourquoi se préoccuper de quoi que ce soit ? », « Je vais mourir… Et alors ? »
5) Acceptation (Acceptance). Exemple : « Maintenant, je suis prêt, j’attends mon dernier souffle avec sérénité. »

Tant que l’on reste avec l’usage du mot « crise », on peut sous entendre qu’il s’agit d’une crise passagère et qu’ensuite, une fois la difficulté passée, tout repartira comme en l’an 40 (selon la célèbre formule) et donc qu’il n’y a pas de remaniement en profondeur qui soit à faire ou à prévoir.
Utiliser le mot crise depuis 2008 soit pratiquement 5 ans à ce jour, sans qu’il n’y ai d’embryon de solution, du moins sur les grands problèmes comme l’énergie, la pollution ou l’épuisement des matières premières, relève selon moi d’un déni.
Ceux (les rares) qui ont franchi ce stade, sont passés dans la catégorie suivante : la colère.
On y retrouve le mouvement des indignés (suite à l’ouvrage de Stéphane Hessel) « Indignez vous » ou le mouvement des pigeons et bien d’autres lanceurs d’alerte.
Je vous laisse faire la suite du développement pour les stades de 3 à 5.