Monthly Archives: septembre 2014

Il est libre Max

Hervé Cristiani, né le 8 novembre 1947 à Paris et mort le 16 juillet 2014.
Il est surtout connu pour son succès populaire « Il est libre Max » de 1981 (une grande année pour moi).

max

Alors quand redeviendrons nous comme max ? pour vivre au max.
Monsieur de la Fontaine aurait peut être imaginé une histoire de rats pris au piège pour nous faire prendre conscience de la nasse ou de l’impasse ou nous sommes arrivés.

Il était une fois trois rats cheminant ensemble et soudain attirés par une odeur alléchante.
La provenance fut vite découverte excitant d’avantage les appétits de nos compères.
La chose semblait facilement atteignable, la voie était large et sans obstacle apparent.
Le premier s’y engage, rapidement suivi de deux autres.
Mais le festin fut de courte durée, le premier en pris tout son saoul, le deuxième les miettes restantes et le troisième n’eut que ses larmes pour pleurer et son ventre pour gargouillier.
Les choses ne restèrent pourtant pas en l’état car nos compères qui l’étaient d’ailleurs beaucoup moins après cette aventure, se rendirent vite compte que si l’entrée du piège avait été facile, la sortie en était impossible.
C’est à ce moment la que me reviennent à l’esprit les paroles de ma grand – mère « Quand il n’y a plus de foin à l’écurie, les chevaux se battent ».

Les voila donc commençant à se rejeter la responsabilité de cette impasse les uns sur les autres.

Chacun arguant que seul il n’aurait jamais mis les pieds dans cette nasse et qu’il n’a fait que suivre les deux autres, contraint et forcé.
Un autre prétend qui si le plus glouton avait partagé équitablement, tous auraient trouvé leur contant.
Mais une fois les paroles dites, le problème demeura et les ventres commencèrent à crier famine.
A l’horizon, pas un seul petit morceau de mouche ou de vermisseau.
Voila qu’ils commencent à se regarder de travers, à faire des conciliabules.
L’absence du moindre grain de riz leur ferait imiter koh lanta ?
Non, encore plus loin, toujours plus fort puisque la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Alors révolution, terreur, négociation, mutation, transformation, autre ?
A ce stade du piège, c’est à vous lecteurs de choisir car nous sommes dans une téléréalité dont la fin (ou la faim) n’est pas encore écrite.
Donc :

Si vous souhaitez conclure par la révolution       : Tapez 1 (on continue comme on a toujours fait)
Si vous souhaitez conclure par la terreur           : Tapez 2 (on donne le pouvoir aux extrémistes)
Si vous souhaitez conclure par la négociation     : Tapez 3 (on vote pour les beaux parleurs)
Si vous souhaitez conclure par la mutation         : Tapez 4 (on demande au père car le permute)
Si vous souhaitez conclure par la transformation : Tapez 5 (on fait bonne figure, genre figurine)
Si vous souhaitez conclure par autre chose         : Tapez 6 (Suis ton cœur sans trop t’éloigner de ta raison)

PS : Pour ceux qui n’auraient pas capté le sens symbolique de cette fable, il s’agit (au premier degré) de rats attirés par un bout de gruyère mis dans une nasse (un piège à rat) et qui ne peuvent s’en sortir.
Au deuxième degré, le gruyère représente le mirage de la société de consommation abondante et sans trop d’efforts à faire, appelée aussi société matérialiste.

Ce bout de gruyère est rapidement consommé, en quelques générations (pétrole, énergie fossiles, uranium, minerais divers), avec le plus glouton (monde occidental) qui a déjà pris une grosse part.
Les rats sont les différents acteurs qui se sont laissés attirer par le gruyère si appétissant.
Ils peuvent symboliser les industriels, les financiers, les hommes politiques, les gens (oui les vrais gens comme vous et moi).
Maintenant, il ne vous reste qu’à voter et pour une fois pas dans une urne funéraire pour brûler vos désillusions.

Changer de démocratie ?

Il est toujours tentant de penser résoudre un problème complexe en utilisant une solution simple, voire simpliste.
Ce qui s’applique à nos penseurs modernes qui prônent un changement de démocratie.
A ce sujet, vous pouvez consulter (en autres) :
Etienne Chouard et son plan C.
Les partisans du revenu de base.
Ceux qui parlent de VIème république (qui en parlent seulement !).
Et bien d’autres.
Dans tous les cas, rien n’est demandé aux individus eux même, il s’agit simplement de changer les institutions, les lois et chacun peut penser que se sont les autres qui devront changer.
Mais, si le monde va comme il va, c’est la résultante de ce les gens sont :
Centrés sur eux même.
Animés de l’esprit de rentier (qui n’a pas rêvé de posséder quelques biens qu’il pourrait placer à la bourse ou dans la pierre et qui lui assurerait des revenus constants jusqu’à la fin de ses jours ?).
Persuadés que seul leur point de vue est valable.
Comme dit Pierre Rabhi, on peut tout à fait manger bio, vivre dans une maison solaire et continuer à exploiter son voisin (ou les enfants qui fabriquent nos objets dans des pays lointain en tout cas loin de nos yeux).
Et donc le dernier point serait notre aveuglement, habilement entretenu par tous les démagogues vendeurs de solutions « prêtes à penser », qui consisterait à porter notre caution à tel « nouveau système » ou tel autre, sans y mettre notre âme.
Revenons maintenant en arrière car, comme disait Sénèque « Il n’est pas de vent favorable pour qui ne connaît pas son port. »
Ce port pourrait être celui d’ou l’on vient, ou celui d’ou l’on va.
Si nous n’avons pas inventé la démocratie (Les Grecs l’avaient déjà pratiqué mais avec des responsables qui étaient tirés au sort et non élus), nous l’avons mis sur la rampe pour une longue période.
Les images d’Épinal montrent toujours le peuple avec des pics et des fourches, mais s’il est vrai que le peuple (au sens large du mot) à participé aux combats de 1789, les changements principaux ont été instaurés par des bourgeois, des notables et des intellectuels.
Pour en être convaincus, il suffit de consulter la listes des membres de la première assemblée constituante (Combien de paysans, d’ouvriers, d’artisans, de commerçants) à une époque ou 80% de la population était paysanne !
La constitution et les lois qui furent mises en place, étaient dans la continuité du monde précédent, puisque basés sur la force, quiconque ne respecte pas la loi est condamné (de force) à telle ou telle peine.
A la suite d’une prise de pouvoir par la violence (et même la terreur pour une période), a succédé la force de la loi, de la justice, de l’armée, de la police, de l’école.
En plus moderne, nous avons maintenant la force de l’argent, de la publicité, de la manipulation, des médias.
Les lois sont toujours la, toujours plus nombreuses d’année en année et peu de gens s’interrogent sur cette dérive, sur cette inflation galopante.
Alors pourquoi ces usines à gaz ?
Cela pourrait être perçu comme un signe d’inefficacité et susciter une réflexion vers des axes différents.
Point du tout, nos « penseurs ? » modernes n’ont rien à envier à leur ancêtres de 1789, la constitution de 1789 (et les suivantes) ne fonctionnent plus, et bien il suffit d’en faire une nouvelle !
Errare humanum est, perseverare diabolicum
Traduction :    « L’erreur est humaine, persévérer [dans son erreur] est diabolique »
Citons également le penseur Albert Einstein «La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent.»
La sagesse et l’intelligence ont encore quelques pas à franchir pour se côtoyer.
Mais franchissons encore un pas :
Si à une époque un petit nombre a décidé d’établir des lois universelles (disons plutôt des lois humaines pour un pays et faites à l’avantage de certains) et de les faire appliquer par la force, cela à un coût, combien de magistrats de fonctionnaires de policiers faut il pour mettre tout cela en pratique ?
En arriverons nous à des états dictatoriaux (qui ne se limitent pas à dicter des lois) avec un policier derrière chaque individu comme cela s’est déjà produit dans un passé proche.
Plus récemment nous avons vu la version électronique avec des appareils de contrôle automatique sur les routes ou des satellites qui espionnent nos courriers électroniques et nos conversations téléphoniques.
Même si la technologie est plus efficace que les humains, du moins pour certaines choses, il faut cependant au final l’intervention humaine.
N’est ce pas une des raisons de l’inflation du nombre d’employés de l’état ou des collectivité et de leur poids sur les prélèvements économique ?
Cette inflation non contrôlée conduira t elle à une explosion en plein vol ou à un écroulement sous son propre poids ?

Quand les ignorants affirment

J’aime beaucoup la phrase d’Aristote :
« L’ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit »
Mais beaucoup ne jugent ou ne sont sensibles qu’à l’aspect extérieur, à la forme, et sont subjugués par ceux qui bombent le torse, qui redressent le menton en parlant avec assurance.
Cet aveuglement ressemble un peu (dans le principe) au fonctionnement du moustique qui dépose d’abord une goutte de salive anesthésiante avant de piquer sa proie qui ne réagira pas puisqu’elle est insensibilisée (pour un temps mais le réveil tardif sera douloureux).
Le même phénomène se passe sur le plan intérieur en l’homme ou quelques idées reçues (et bien ancrées), veulent continuer à tenir le haut du pavé au détriment de la petite voix intérieure, de la voix de l’âme qui étouffe.
L’affirmation de soi aux yeux des autres, est une sorte de rituel de conjuration pour se persuader (en persuadant les autres) d’une réalité qui n’est pas ou du moins d’une réalité que l’on arrive pas à vivre.
Les arbres plantés dru cherchent à pousser le plus haut possible pour capter plus de lumière mais finissent ainsi par faire de l’ombre au autres.
La névrose est partagée entre ceux qui vouent un culte à la verroterie, au clinquant, en y espérant un sauveur, et ceux qui n’aspirent qu’à incarner cette brillance, même superficiellement en espérant soigner ainsi leur blessure narcissique.
Je tombe peut être moi même dans le travers que je dénonce, à quel titre puis je affirmer tout cela, devrais plutôt douter comme le savant ou réfléchir comme le sage ?