Monthly Archives: octobre 2014

La plume sans vol s’endort

La plume est alerte, toujours la première pour la donner.
Elle vole de ligne en ligne, par dessus les lignes, déborde, emporte.
Elle s’ancre pour nous arrimer au réel d’en bas et à l’imaginaire d’en haut.
La moindre de ses caresses nous fait vibrer.
Ce que la plume d’oie, c’est à l’ange qu’elle l’empreinte, sans intérêt à terme.
Si elle vous vole dans les plumes, ça n’est pas pour vous voler, mais pour vous soulever comme des montagnes.
Ainsi plus près du soleil, en énergie elle vous rechargera et une fois remplumés, vous pourrez pénétrer au plus profond de vos racines, tel le phénix, après des cendres, remonter.
Vivre d’elle ou vivre pour aile ?

Tout fout le camp ma brave dame

De l’authentique à l’autant toc.
Du gaz de schiste au gaz fasciste.
De la terre nourricière à la terre souricière.
De l’état protecteur à l’état prédateur.
De l’éternité à l’autorité.
Du fond du à la forme alitée.
Du rond dans l’eau au rond de cuir.
De la fontaine à la fable-ulation.
De la peinture au vernis.
De l’architecture à l’art à chier.
De la grâce à la performance.
De l’équilibre à la croissance.
Du jeu à la compétition.
De l’amour à la manipulation.
De la vision à l’aveuglement.
Du talent à l’argent.
De la religion au fanatisme.
De l’or au plomb.
De l’harmonie à la cacophonie.
Du héro au tyran.
De la corruption à la rupture.
De Charybde en Scylla.

Amour individualisme sexualité

« Nous aspirons à trouver l’amour alors que jamais l’individualisme n’a été aussi fort ni la sexualité plus affranchie »
Attention au sens du mot « Individualisme »
Je vous encourage à en lire la définition sur Wikipédia ou sur un dictionnaire.
Je cite un extrait de Wikipédia :
« Il ne faut pas confondre individualisme et égoïsme ».
L’individualiste est celui qui développe les qualités qui sont en lui (ses « vrais » qualités) sans se soucier de ce que la société ou sa famille ou sa religion attend de lui.
Dans ce sens individualisme serait opposé à conformisme ou mouton-de-panurgisme.
J’ajouterais que plus quelqu’un a développé ses propres valeurs (sa richesse intérieure), plus il a de chances de rencontrer quelqu’un qui est dans la même démarche et ainsi vivre un amour intense et authentique.
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Parlons maintenant de la  » sexualité plus affranchie  »
Certes, le fait de se permettre une certaine liberté sexuelle sans avoir une épée de Damoclès sur la tête et surtout sans en avoir de culpabilité (qui remonte à loin) est (pour ceux qui le souhaitent) une source d’expérience qui peut contribuer à mieux se connaître soi même.
Le piège pouvant être (sans faire de généralité) d’y trouver une addiction et la, on passe de « affranchi » à « esclave ».
Un autre piège pouvant être le déséquilibre entre le corps l’âme et l’esprit.
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Alors « tomber » amoureux oui mais à condition de se relever très vite, car seule la verticalité (la maturité = avoir un mat) permet d’avancer.
Précisons « avancer en toute connaissance de cause » puisque la vigie (qui veille) est plus efficace quand elle est au sommet du mât.
Marcher se fait en utilisant environ 200 de nos 639 muscles, alors, le nombre de réglages à effectuer sur les aspects plus subtils est certainement en conséquence.

max

Jordy était il prophète ?

max

Fable mythologie vérité

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Commençons par l’hydre de Lerne

L’Hydre de Lerne est une créature de la mythologie grecque : Tuer l’Hydre de Lerne constitue le deuxième des douze travaux d’Héraclès.
Cette créature est décrite comme un monstre possédant plusieurs têtes, dont une immortelle.
Celles-ci se régénèrent doublement lorsqu’elles sont tranchées, et l’haleine soufflée par les multiples gueules exhale un dangereux poison, même durant le sommeil du monstre.
Hercule tua l’Hydre de Lerne en coupant ses sept têtes en même temps, sans quoi elles ne cessaient de repousser.
Je comprend cette allégorie de la façon suivante :
Traiter un problème de façon simpliste et limitée (couper une seule tête), ne résout rien à terme et ne fait même qu’envenimer et amplifier les choses.
La voie efficace est de traiter l’ensemble : Couper toutes les têtes d’un seul coup, ou en couper la racine commune (aller à la cause des causes).
Maintenant, ou s’incarne ce phénomène dans l’action de notre temps.
Passons rapidement sur le barreau aimanté (avec un pôle nord et un pôle sud) qui se transforme en deux barreaux aimantés (avec chacun un pôle nord et un pôle sud) lorsqu’on le coupe en deux.
Citons aussi la décomposition biologique, d’un fruit par exemple qui va produire une odeur nauséabonde, pour nous faire comprendre qu’il vaut mieux s’éloigner.
Pour l’instant, nous sommes restés dans des phénomènes « naturels ».
Voyons ensuite ce qui se passe avec l’arrivée des apprentis sorciers (les hommes).

Une vision simpliste ou manichéiste : Il faut « Couper la tête »  ou détruire un problème ou sa manifestation que nous considérons comme « mauvais » à 100%.
C’est déjà une première erreur de considérer la vie comme une dichotomie avec le bien à 100% d’un coté et le mal à 100% de l’autre.
Détruire les bactéries par des antibiotiques était une avancée (à priori) mais les bactéries ont muté et elle sont de plus en plus résistantes, certaines semblent même devenues invincibles.
Détruire les insectes par des insecticides était une avancée (à priori) mais les insectes sont devenus de plus en plus résistants.
Détruire les mauvaises herbes par des herbicides était une avancée (à priori) mais les herbes sont devenues de plus en plus résistantes.
Pour l’aspect « humain » nous avons l’équivalent avec les « terroristes » qu’il faut écraser sous des tapis de bombes mais qui deviennent de plus en plus nombreux et de plus en lus violents.
La liste est encore longue mais j’arrête la, le principe est général.

Du coté social, ce qui fut semé naguère arrive à éclosion et tous les fruits ne sont pas appétissants, chaque jour amène son lot et la réponse est toujours la force (la force de la loi en l’occurrence).
Le cocktail des réformes (sans aller au fond) est un cataplasme (couper ou agir sur une seule tête) qui ne fait qu’amplifier les problèmes globaux.
La solution est pourtant trouvée par Ulysse : Couper (ou brûler) la tête à la base de toutes les autres (retrouver l’unité ?).
La  Schizophrénie dont l’étymologie grecque signifie : fractionnement de l’esprit, en est peut être un cas extrême.
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La tour de Babel

L’histoire de la tour de Babel est un épisode biblique rapporté en Genèse 11:1-9.
La terre ayant été repeuplée après le Déluge, les hommes s’arrêtent dans la vallée de Sennar pour édifier une tour dont le sommet atteint les cieux.
Dieu interrompt leur projet en brouillant leur langage, uni jusque-là, et les disperse à la face de la Terre.
Je comprend cette allégorie de la façon suivante :
Tant que les hommes « ordinaires » restent au sol, dans la vallée, ils restent humbles (humble et humus ont la même racine) et cohabitent sans trop de problèmes.
Quand ils s’élèvent (symbolisé par la tour), que ce soit intellectuellement, spirituellement ou matériellement (richesse), ils sont soumis à des forces pour lesquelles ils ne sont pas préparés (ce qui rappelle peut être la pomme croquée qui leur était défendue pour un temps).
Ces forces (du ciel) leur font perdre leur unité, leur vision de la globalité du monde, suivent l’incompréhension, le chacun pour soi et le pouvoir pour moi (moi seul !).
Maintenant, ou s’incarne ce phénomène dans notre histoire.
Les châteaux fort étaient construits sur des hauteurs, plus difficiles à prendre et surtout permettant de surveiller les ennemis de loin.
La course à celui qui la plus haute existait déjà du temps de cathédrales, elle perdure encore pour la course du building le plus haut (bientôt 1000m) et on la retrouve dans la conquête de l’espace par des fusées elles même de plus plus hautes.
L’idée est toujours d’impressionner les autres, ce qui n’est que le premier stade de la conquête.
Mais le drame est que cette croissance vers le haut, qui aurait pu n’être que spirituelle, s’est répandue horizontalement, sur le plan matériel, à tel point que beaucoup se sont mis à vénérer le dieu « croissance » ou « toujours plus » et l’invoquent comme le seul pouvant nous sortir de la « crise ».
Le langage se brouille (chacun tire la couverture à soi et rejette la faute sur l’autre), ce qui arrive à l’Europe en est un exemple parlant.
La « dispersion » ou l’émiettement des châteaux de sable construits par certains (sous couvert d’en devenir les rois), commence à apparaître (dévoilement = révélation = apocalypse).
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Cendrillon
Je ne développerais pas beaucoup ce thème, c’est un des innombrables remake de la lutte entre le bien (beau) et le mal (laid).
Cendrillon, ou Cucendron, figure le bien, mais celui ci a perdu une part de son énergie (ici la mère est morte), c’est le mythe de la chute.
Une fois tombée (la marâtre remplace sa mère), elle doit travailler son humilité (reprendre contact avec l’humus, avec la terre), elle sera humiliée, devra nettoyer le sol (encore le contact avec la terre).
Les deux surnoms (Cendrillon et Cucendron) sont dérivés du mot cendre, qui a toujours été symbole d’humiliation et de pénitence :
La Bible et l’Odyssée font mention de Jérémie se roulant dans les cendres et Ulysse assis dessus.
Quant aux pères de l’Église, ils nous montrent les pénitents se couvrant la tête de cendres ou vivant dans la cendre.
Nous sommes donc bien dans une chute ou incarnation, voire une descente aux enfers ? (des cendre aux enfers ou enfermement).
Tout porte ses fruits, notre héroïne se purifie et se renforce jusqu’au point ou elle va pouvoir contacter le sauveur (Sa marraine la fée qui fait du bien).
L’image d’un nouveau contact qui se renoue après une longue gestation est la, avec la baguette de la fée (liaison verticale terre ciel) qui transforme la citrouille en carrosse (premier niveau de pouvoir agissant seulement sur l’extérieur, sur les apparences).
Ce premier lien établi permet la réalisation du deuxième (le contact avec le prince charmant).
Le dénouement approche, après quelques péripéties qui ne sont la que pour démasquer les « méchants » aux yeux du commun, la jonction est faite, les deux bouts se rejoignent, l’énergie circule à nouveau, la puissance perdue à l’origine est retrouvée.
Le couple prince/princesse est la, et, plus subtilement évoqué, cendrillon elle même retrouve son paradis perdu.
Cela est symbolisé par la pantoufle de verre ou elle « prend son pied » et par sa couronne puisqu’elle épouse le prince et devient reine.
la liaison ciel/terre qui permet de joindre les deux bouts et d’obtenir la puissance, évoquée une première fois par la marraine, se trouve maintenant entièrement réalisée par Cendrillon, mais « intérieurement » elle est elle même la baguette, le conducteur qui pourra ensuite conduire tout son peuple à bon port.
Happy end, le bien a triomphé du mal, même si Nietzsche  à dit «Ce qui ne me tue pas me rend plus fort», le conte de fée parle plus aux enfants (que nous sommes).
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Tout ceci devrait faire l’objet d’un scénario faisant le pendant entre les anciennes visions et la notre.