Monthly Archives: février 2015

Etes vous bien conservés ?

Je pense que nous sommes bien conservés, au moins à cause de tous les conservateurs que nous ingurgitons.
En Allemagne certains cimetières ont des problèmes de place car les cadavres déposés ne se décomposent plus !
Si les macchabées entrent en résistance, ou allons nous ? il est vrai que beaucoup aspirent à l’éternité ou au moins à l’éternelle jeunesse, mais de la à le mettre en pratique, il y a une marge.
Je ne vous parlerais pas des habitudes qui sont une forme larvée de conservatisme, mais plutôt des idées et surtout des idéologies ou la conservation s’impose à tous les étages et à tous les ages.
Dans ce domaine, se mélangent habilement et subtilement, l’hypocrisie, la langue de bois et la manipulation.
Tout l’art consiste à valoriser en permanence le nouveau, l’innovation, le rêve d’un monde meilleur tout en gardant ses propres acquis et sans se remettre en question. C’est la fuite en avant.
Le monde de la forme (le monde des apparences, le monde extérieur) est facile à mettre au premier plan (il y est déjà naturellement), et plus vous faites rêver votre auditoire sur cet aspect des choses, plus vous l’endormez sur le fondement, sur l’intérieur.
Mais qui accepte de se voir tel qu’il est « Dans son intériorité », au plus profond de ses valeurs, au delà des apparences ?
Jésus traitait déjà les Pharisiens de « Sépulcres blanchis ».
Voici la citation intégrale :
« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. » Matthieu 23:27
Le parallèle avec les cadavres qui ne se décomposent plus est saisissant.
Notre société est elle devenue un sépulcre (un tas de choses mortes ou comateuses) que l’on s’emploie à maquiller sous le clinquant, le rutilant ?
Les mots aussi cachent, surtout la vérité, c’est pourtant elle qui nous libérera lorsque nous l’auront trouvé !
Voici une piste (une démo des mots pour guérir les maux).
La liberté commence par liber, d’origine latine qui veut dire livre (le poids des mots) et aussi la partie externe de l’écorce d’un arbre, la ou circule la sève montante et la sève descendante.
Cette sève (ou S + Eve) relie donc le ciel (feuilles) et la terre (racines).
ET l’ensemble des feuilles donne bien un livre, qui nous délivrera son message et nous délivrera tout court ?
C’est bien un fruit de la connaissance puisqu’il est dans les branches (il est branché, connecté), un relais vers le ciel plus haut mais le fruit est plus compréhensible pour nous.

liberté Qui est masqué, qui ose se mettre à nu et se regarder dans le miroir ?

La quiétude est elle extrême ?

Moi ne ne suis pas inquiet mais je crois que je n’ai jamais été inquiet, c’est inquiétant non ?
Je ne me dresse contre personne, mais je m’adresse à tous : Ecoutez plutôt votre voix intérieure (la petite voix à qui on laisse rarement la parole).
Le bruit ne fait pas de bien et le bien ne  fait pas de bruit, j’ai d’ailleurs hésité avant de vous le dire, de peur de faire trop de bruit.
Je préfère être pro que anti, être pour que contre (voir tout contre, car tout compte).
Mieux vaut la quiétude que l’inquiétude, l’acquisition (des vertus) que l’inquisition, l’impermanence que la permanente (un peu tiré par les cheveux celle la).
Je termine par l’arbre qui tombe en faisant plus de bruit que la forêt qui pousse, ce que l’œil confond avec la paille alors que la poutre vient des arbres.
L’arbre, en voila un qui sait se dresser tout seul, enfin avec un petit rayon rayon de soleil.
Notre ami Carl Rogers à bien déclaré :
« Il existe un curieux paradoxe : Quand je m’accepte tel que je suis, alors je peux changer »
Je vous propose de l’étendre à :
« Il existe un curieux paradoxe : Quand j’accepte le monde tel qu’il est, alors il change »