Monthly Archives: décembre 2015

Le coucou c’est nous !

Vous connaissez le coucou, un oiseau qui pratique le parasitisme de couvée.
Cela consiste pour la femelle à pondre dans le nid d’une autre espèce afin que celle-ci assure la couvaison de l’œuf puis l’alimentation du jeune individu.
Ne serions nous pas nous même parasité par ce genre de coucou sans même nous en apercevoir ?
Commençons par la médecine : Nous appelons médecine (tout court) ou « médecine officielle », une médecine basée en grande partie sur la chimie de synthèse (issue du pétrole), or cette médecine est très récente dans l’histoire de l’humanité.
Par contre nous appelons médecines « nouvelles » des médecines qui remontent dans la nuit des temps, comme la phytothérapie ou l’acupuncture.
Avez vous noté la supercherie ?
Passons à l’énergie en attendant d’en manquer : Dans le langage courant, le mot énergie (tout court) ou énergie traditionnelle, désigne les différentes formes d’hydrocarbures issues du pétrole ou le gaz ou le charbon, ainsi que les énergies nucléaires issues de l’uranium.
Toutes ces énergies sont utilisées intensivement depuis le XIX ème siècle pour le charbon et vers 1910 pour le pétrole.
Donc des dates très récentes.
Par contre nous utilisons le mot « énergies nouvelles » ou « énergies renouvelables » pour désigner l’énergie solaire et ses différentes déclinaisons.
Sachant que le soleil et son hydrogène, sont la depuis 5 milliards d’années et qu’il lui en reste autant à vivre avant sa fin, sachant que depuis le début de l’humanité, les hommes ont exclusivement utilisé cette énergie solaire (Traction  animale, vent pour les voiliers et les moulins, bois pour le chauffage, eau des rivières pour les moulins…).
Avez vous noté la supercherie ?
Je vous laisse trouver les autres supercheries « linguistiques », si vous avez compris le principe, ça devrait le faire.

coucou
Vous reconaissez vous ?
Etes vous le gros mollassons qui fait bosser les autres en piquant le fruit de leur travail ?
Etes vous le petit qui bosse comme un fou, espérant en être récompensé un jour ?

Paul Eluard : Pouvoir tout dire

Le tout est de tout dire et je manque de mots
Et je manque de temps et je manque d’audace
Je rêve et je dévide au hasard mes images
J’ai mal vécu et mal appris à parler clair

Tout dire les rochers la route et les pavés
Les rues et leurs passants les champs et les bergers
Le duvet du printemps la rouille de l’hiver
Le froid et la chaleur composant un seul fruit

Je veux montrer la foule et chaque homme en détail
Avec ce qui l’anime et qui le désespère
Et sous ses saisons d’homme tout ce qu’il éclaire
Son histoire et son sang son histoire et sa peine

Je veux montrer la foule immense divisée
La foule cloisonnée comme en un cimetière
Et la foule plus forte que son ombre impure
Ayant rompu ses murs ayant vaincu ses maîtres

La famille des mains la famille des feuilles
Et l’animal errant sans personnalité
Le fleuve et la rosée fécondants et fertiles
La justice debout le bonheur bien planté

Le bonheur d’un enfant saurai-je le déduire
De sa poupée ou de sa balle ou du beau temps
Et le bonheur d’un homme aurai-je la vaillance
De le dire selon sa femme et ses enfants

Saurai-je mettre au clair l’amour et ses raisons
Sa tragédie de plomb sa comédie de paille
Les actes machinaux qui le font quotidien
Et les caresses qui le rendent éternel

Et pourrai-je jamais enchaîner la récolte
A l’engrais comme on fait du bien à la beauté
Pourrai-je comparer le besoin au désir
Et l’ordre mécanique à l’ordre du plaisir

Aurai-je assez de mots pour liquider la haine
Par la haine sous l’aile énorme des colères
Et montrer la victime écrasant les bourreaux
Saurai-je colorer le mot révolution

L’or libre de l’aurore en des yeux sûrs d’eux-mêmes
Rien n’est semblable tout est neuf tout est précieux
J’entends de petits mots devenir des adages
L’intelligence est simple au-delà des souffrances

Comment saurai-je dire à quel point je suis contre
Les absurdes manies que noue la solitude
J’ai failli en mourir sans pouvoir me défendre
Comme en meurt un héros ligoté bâillonné

J’ai failli en être dissous corps cœur esprit
Sans formes et aussi avec toutes les formes
Dont on entoure pourriture et déchéance
Et complaisance et guerre indifférence et crime

Il s’en fallut de peu que mes frères me chassent
Je m’affirmais sans rien comprendre à leur combat
Je croyais prendre au présent plus qu’il ne possède
Mais je n’avais aucune idée du lendemain

Contre la fin de tout je dois ce que je suis
Aux hommes qui ont su ce que la vie contient
A tous les insurgés vérifiant leurs outils
Et vérifiant leur cœur et se serrant la main

Hommes continuement entre humains sans un pli
Un chant monte qui dit ce que toujours on dit
Ceux qui dressaient notre avenir contre la mort
Contre les souterrains de nains et des déments.

Pourrai-je dire enfin la porte s’est ouverte
De la cave où les fûts mettaient leur masse sombre
Sur la vigne ou le vin captive le soleil
En employant les mots de vigneron lui-même

Les femmes sont taillées comme l’eau ou la pierre
Tendres ou trop entières dures ou légères
Les oiseaux passent au travers d’autres espaces
Un chien familier traîne en quête d’un vieil os

Minuit n’a plus d’écho que pour un très vieil homme
Qui gâche son trésor en des chansons banales
Même cette heure de la nuit n’est pas perdue
Je ne m’endormirai que si d’autres s’éveillent

Pourrai-je dire rien ne vaut que la jeunesse
En montrant le sillon de l’âge sur la joue
Rien ne vaut que la suite infinie des reflets
A partir de l’élan des graines et des fleurs

A partir d’un mot franc et des choses réelles
La confiance ira sans idée de retour
Je veux que l’on réponde avant que l’on questionne
Et nul ne parlera une langue étrangère

Et nul n’aura envie de piétiner un toit
d’incendier des villes d’entasser des morts
Car j’aurai tous les mots qui servent à construire
Et qui font croire au temps comme à la seule source

Il faudra rire mais on rira de santé
On rira d’être fraternel à tout moment
On sera bon avec les autres comme on l’est
Avec soi-même quand on s’aime d’être aimé

Les frissons délicats feront place à la houle
De la joie d’exister plus fraîche que la mer
Plus rien ne nous fera douter de ce poème
Que j’écris aujourd’hui pour effacer hier .

Septembre 1950 Recueil « dignes de vivre pouvoir tout dire » Tchou Editeur

Paul Eluard

De la COP21 à la chambre à gaz

Les ouvriers Allemands qui ont construit les camps de concentration et les chambres à gaz, étaient certainement des ouvriers « professionnels », ils étaient efficaces, compétents, obéissants, performants, consciencieux,  respectueux de la hiérarchie, ils aimaient leur famille et leur patrie, ils ne commettaient aucun délit selon la loi de leur pays.
Il ne leur manquaient qu’une chose : Ils avaient oublié de lever les yeux vers le ciel ou ils auraient put voir les nuages noirs qui s’amoncelaient au dessus de leurs têtes (la pollution idéologique).
Aujourd’hui, tout est devenu plus moderne, plus rapide, plus performant, le « Faites le vous même (DIY) » est à l’œuvre.
Nous construisons nous même une immense chambre à gaz (notre atmosphère) ou chacun peut venir porter sa pierre, faire sa contribution et son offrande au Dieu croissance.
Notez que c’est logique de construire une chambre à gaz puisque nous vivons dans notre bulle.
Et ça marche du feu de Dieu, c’est à dire que ça chauffe, et ça va chauffer de plus en plus.
Nous ne sommes peut être pas des chauffeurs de salle, mais plutôt des sales chauffeurs.
Nous construisons cette chambre à gaz ou nous allons cuire à petit feu, mais avant de passer à l’incinération, nous serons « chloroformé » (moins fort que le zyklon B, mais aussi efficace à long terme).
Ce gaz soporifique nous est servi en permanence par les manipulateurs ou leurs complices les journalistes, ce sont toutes ces paroles mielleuses, ces mots « nuageux » mais affirmés avec le torse bombé, ces promesses vagues de « progrès » ou de « croissance ».
Le côté « dilution des responsabilité » est tip top, aussi bon que celui des magouilleurs de 1963 qui ont réussi à faire passer leur coup d’état d’extrême droite en assassinat commis par un tireur isolé, et ça pendant quarante ans ! (Vous aurez reconnu l’assassinat de JFK à Dallas).
Donc chacun est persuadé que les pollueurs ce sont les autres (les industriels, les banquiers, les fonds de pension, les pétroliers, les états corrompus…) et donc il est logique de penser que ce sont eux qui doivent signer des accords qui promettent ceci ou cela, mais dans longtemps et surtout sans préciser ce qu’ils comptent faire concrètement aujourd’hui (ce qui poserait le problème d’avoir à expliquer pourquoi il ne l’ont pas fait hier, puisqu’ils n’en savent pas beaucoup plus aujourd’hui qu’hier).
la pollution est générale, la langue de bois est une des formes de cette pollution, c’est un écran de fumée (encore un truc qui chauffe) pour détourner les regards et l’attention, de façon à ce que le plus grand nombre reste persuadé de son incapacité à titre individuel.
Seuls les « grands » les « responsables » les « autorités » savent et peuvent agir, braves gens, vous pouvez dormir en paix, nous nous occupons de tout, mais revenez quand même dans cinq ans pour mettre à nouveau votre bulletin dans l’urne, nous ne manquerons pas de vous faire de nouvelles promesses, surtout celle du changement, dont vous semblez raffoler en ce moment.
Nota : Pour les climato-sceptiques, sachez que le cas du gaz (notre atmosphère) est pris ici à titre d’exemple, la terre et l’eau et le feu sont tout autant pollués.
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Épilogue
Enfin une bonne nouvelle : si vous souhaitez utiliser les énergies renouvelables, et bien vous le pouvez, sans demander l’autorisation à quiconque, et cela est possible depuis la nuit des temps !
J’ai même connu un architecte (Henri Mouette) qui avait commencé à construire des bâtiments solaires dans les  années 1950 et je ne vous parlerais pas des pionniers de la conquête de l’ouest aux USA qui utilisaient des chauffe eau solaires.
Plus loin en arrière, certaines fermes dites d’architecture vernaculaires, avaient aussi des caractéristiques très proches de l’architecture bioclimatique (disons solaire).
D’Ailleurs notre planète a toujours été à 100¨% énergie renouvelable, mis à part notre brève période dite « moderne ».
Et pour le futur, nous avons en ligne de mire le stockage inter-saisonnier (capter en été, conserver, réutiliser en hiver), la technique la mieux placée pour cela étant l’hydrogène.
La technologie de l’hydrogène semble récente (le soleil utilise à 100% l’hydrogène), mais le principe du stockage inter-saisonnier est vieux comme la planète.
Les arbres accumulent dans leurs racines l’énergie captée en été par les feuilles.
Des courants marins transportent à l’autre bout de la planète l’énergie qu’ils ont accumulé.
De tout temps les paysans faisaient des conserves avec les fruits et les légumes d’été, pour les manger en hiver.

Proverbe : Celui qui veut faire quelque chose trouve des moyens, celui qui ne veut pas trouve des excuses.
Conclusion : Le mot « gaz » du titre était bien sur l’hydrogène ! Donc pour changer d’air, mettez les gaz, passez du CO2 au H2.

maison solaire

COP21 n’écopez plus, passez à l’action

cop21

Et la bonne nouvelle c’est que vous pouvez utiliser les énergies renouvelables dès aujourd’hui, et même depuis la nuit des temps !
Aucune loi ne l’interdit, magnifique non ?