La culture paravent de notre barbarie

Mozart, Victor Hugo, Picasso, fleurons de note culture, beaux exemples de culture à transmettre aux générations suivantes pour amplifier la beauté et l’harmonie
Mais notre culture c’est aussi tous nos aspects sordides que nous transmettons aux générations, que nous cultivons donc, sans forcément nous rendre compte de leur aspect barbare.
De même que, au niveau individuel, nous voyons la paille dans l’œil du voisin mais pas la poutre qui est dans le nôtre, au niveau social nous avons tendance à ne voir que le côté superficiel le coté brillant, mais pas le coté obscure de la force.
Il y a beaucoup de termes pour exprimer cet état de fait:
Le fameux blanchiment de l’argent qui sert à transformer en argent honorable des acquis fait de façon malsaine.
La « planche à billet » est une variante à grande échelle de cette manipulation sur l’argent.
Il y a le « greenwashing » pour repeindre en vert les activités économiques polluantes. Il suffit de se payer des pages de publicité ou de faire de jolies vidéos.
Il y a la remballe pour rendre appétissant de la viande faisandée.
Il y a les manipulations faites par les médias pour vous faire peur avec des problèmes secondaires tout en ne vous montrant jamais (ou de façon dénigrante) des solutions alternatives.
Déjà Jésus à son époque traitait les pharisiens de « sépulcre blanchi » c’est à dire déjà mort à l’intérieur mais repeint en blanc tout brillant à l’extérieur.
On pourrait ajouter les fruits, brillants à l’extérieur et pauvres en nutriments à l’intérieur, ou les matériaux de construction avec un joli placage à l’extérieur mais du tout venant à l’intérieur (quand il ne contiennent pas de déchets nucléaires recyclés ou ne relarguent pas des substances toxiques).
Alors où est donc cette barbarie que nous cachons si bien au point de ne plus connaître son existence ?
Elle est partout partout où l’argent a remplacé l’Amour.
La Grèce antique dont nous sommes les héritiers est bien connue pour sa culture, l’art, la philosophie, l’invention de la démocratie, mais c’était toi aussi une civilisation esclavagiste, et nous avons aussi hérité de cela.
Au nom du « greenwashing » nous n’utilisons plus le mot esclavagisme qui est banni par nos lois, mais le résultat est le même.
20 % de la population mondiale consomme 80 % des richesses ce qui est pour moi de l’esclavagisme déguisé,  et la proportion entre ceux qui possèdent énormément et ceux qui possèdent très peu en encore plus criante.
Comment peut on, ne serait ce qu’espérer vivre dans un monde en paix, avec de telles inégalités ? En employant la force des armes ?
Nous cultivons l’amour de la force, la France et le 3e producteur mondial d’armes et même le président se fait le VRP de ces activités meurtrières et tout le monde semble trouver ça normal, sauf quand quelques kalachnikovs arrivent dans nos rues et y font couler le sang.
La, nous nous réveillons, mais c’est vite oublié.
Et que dire du nombre de viols qui sont commis à l’intérieur des maisons au sein des familles elle-même et dont seulement 10 % des victimes osent témoigner. Et que dire de toutes les maltraitances commises dans les entreprises qui entraînent des nouveaux mots comme le burn-out, sans parler des suicides.
Et les médias qui nous collent sans arrêt devant le nez des informations existantes qui nous éloignent de toute réflexion personnelle et profonde.
Voilà donc le nouveau visage de la barbarie: le culte de la force et de la puissance sans amour.

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