Le monde est simple

Rectifions tout d’abord cette erreur (uniquement destinée à vous allécher), non le monde n’est pas simple, mais il est basé sur des choses simples.
Mais dès que l’on s’éloigne de la base et que l’on monte quelques marches de la structure, les choses deviennent d’une complexité fantastique.
Revenons donc à la base et voyons cette simplicité au travers de trois exemples.
Commençons par la littérature. Au départ il y a le point (et quoi de plus simple qu’un point).
Ensuite viennent plusieurs points qui pourront donc être soit alignés soit en courbe. Encore une étape et avec ces courbes et ces lignes et nous pouvons former des lettres, l’alphabet est né.
Avec ces 26 lettres, nous pouvons composer et former des mots dont le nombre est très grand, avec ces mots nous pouvons former des phrases dont le nombre devient gigantesque, ces phrases forment des livres qui à leur tour forment des bibliothèques et tout cela toujours à partir de la notion de base qui est de déposer des points d’encre noire sur du papier blanc.
Cette description n’est toutefois que la description de la partie « matérielle » de la littérature, qui quant à elle possède une part « spirituelle » (description des émotions des idées des concepts et des sentiments).
Considérons maintenant le monde de la matière. Au départ (dans l’infiniment petit) il y a la notion de particule fondamentale (qui est aussi une sorte de point).
De ces particules fondamentales, nous connaissons un tout petit nombre : électron, proton, neutron. En combinant ces trois types de particules, on arrive à former un certain nombre d’atomes.
En combinant ces atomes, on forme la notion de molécules puis de corps complexes, pour arriver ensuite aux cellules vivantes et aux êtres organisés comme les végétaux et les animaux.
En troisième exemple nous prendrons l’informatique, discipline qui se joue sur deux registres complémentaires :
Le spirituel (le soft) et le matériel (le hard).
Le mouvement de base d’un ordinateur est le passage ou non d’un courant électrique dans un circuit donné, c’est la fameuse logique binaire 0 ou 1.
A partir de ce mouvement de base, on complexifie en prenant non pas un circuit mais huit et on a alors des octets, puis on prend seize circuits pour former des mots, puis trente deux puis soixante quatre.
De même, on va complexifier les circuits en construisant des logiques « et » puis des logiques « ou »et on pourra passer de l’une à l’autre par la notion de certaines « données » qui deviennent un « programme ».
De fil en aiguille on arrive à construire des microprocesseurs extrêmement complexes et performants. Le logiciel est quant à lui un harmonieux mélange entre des « données » et du « programme » qui va pouvoir s’exécuter sur la machine.
On pourrait ainsi prendre tous les domaines de la connaissance humaine et les « architecturer » de la base au sommet, mais ces trois exemples doivent suffire et je vous laisse le soin de le faire.
Vous remarquerez que pour les trois exemples cités, il y a une notion commune qui est celle d’arborescence.
D’une manière plus générale, il me semble que le monde s’organise d’abord dans l’unité (chiffre 1), puis au travers du deux dont les aspects fondamentaux sont l’esprit (monde des nombres) et la matière (monde de la géométrie), ces deux aspects étant dans la réalité mélangés de façon inextricable.
Les trois nombres les plus importants sont le 1, le 2 et le 3.
Et les figures géométriques les plus importantes sont le cercle et le triangle (ou la pyramide).
Nous pouvons donc admirer la vie qui travaille toujours sur des bases extrêmement simples et donc extrêmement solides.
Mais y a-t-il un intérêt pratique à connaître cela ou n’est ce qu’une gymnastique de notre esprit.
Il me semble que les retombées peuvent en être très grandes car, comment « réparer » quelque chose quand on ne comprend pas comment elle fonctionne ?
L’électricien qui vient chez vous sait immédiatement tester et contrôler chaque partie de votre installation et il saura changer la partie défectueuse.
Alors, devant un problème aussi complexe fut il, faisons l’effort de l’analyser, de le décomposer en éléments simples, de rectifier dès qu’une anomalie est en vue, puis de remonter l’ensemble.
D’où l’importance de savoir « descendre » à la base (descente aux enfers, creuser un problème, aller à la racine, casser la dalle), et de savoir remonter les barreaux de l’échelle de Jacob.
Pour terminer je vous parlerais rapidement de deux « mouvements » fondamentaux qui sont l’attraction et la répulsion. (que l’on rencontre aussi au niveau des sentiments).
Vous avez sans doute fait l’expérience de jeter une pierre dans un plan d’eau calme et vous avez constaté que cela produisait des ondes concentriques à la surface de l’eau.
C’est un mouvement de répulsion et de rayonnement qui va du centre vers la périphérie, c’est le mouvement que fait la lumière des étoiles pour nous parvenir.
Il y a le mouvement inverse, celui des trous noirs qui attirent tout vers leur centre, c’est l’attraction, le mouvement de la périphérie vers le centre. Vous avez tous chez vous un tel exemple de ces deux mouvements, dans votre salle de bain :
Votre pomme de douche éjecte l’eau du centre (tuyau) vers la périphérie et le bac à douche recueille l’eau de la périphérie pour la concentrer vers le centre et l’évacuer par la bonde puis à nouveau vers un (autre) tuyau.
Comme quoi la plomberie, l’astronomie et la physique des particules sont basées sur les mêmes principes.
Tous les chemins et tous les tuyaux mènent à l’Homme ou à Rome.

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