La transformation

Le mot transformation étant un mot clef au sein de TPTS (mouvement Transformation personnelle transformation sociale), il m’a semblé utile d’approfondir le sens de ce mot et peut être la lecture de cet article va-t-elle contribuer à votre transformation.

Lavoisier, grand savant chimiste, a déclaré : « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme. »

Nous retrouvons cette notion dans l’écologie, qui nous apprend que tout se recycle : cycle du carbone, cycle de l’azote etc… Et même les idées se recyclent, ce qu’ont dit Lao tseu, Socrate ou Platon est toujours d’actualité.

Le mot transformer est relatif à un changement intervenant au niveau de la forme, ce qui laisserait supposer que le fond est lui invariant ? Cela se confirme en considérant l’évolution de la matière organique, lorsqu’elle se décompose, les atomes et les molécules qui la composent (au fond) sont conservés et servent de base pour un nouvel échafaudage au sein des nouveaux organismes qui vont l’absorber. En est-il de même pour nos pensées, ne se décomposent-elles pas pour produire un humus où les nouvelles pensées viendront puiser des concepts de base ?

Une autre piste serait de considérer que la forme n’est que le reflet, l’apparence extérieure du fond.

La vie entière est une transformation : l’arbre transforme une partie de lui même en graine et la graine se transforme en arbre.

Cette transformation peut se faire par paliers, ainsi l’être humain commence sa vie physique par la rencontre des deux polarités, il continue par neuf mois de gestation avant d’arriver de plein pied dans ce vaste monde, il va continuer de grandir jusqu’à sa majorité mais là, la nature lui impose d’arrêter sa course sur le plan physique, et sa conquête de l’univers va se poursuivre sur des plans plus subtils : Le mental, l’émotionnel, le spirituel.

J’ai cité nombre d’exemples tirés du monde végétal, mais la transformation majeure à laquelle nous aspirons tous, n’est-elle pas la transformation de notre esprit ou de notre état d’esprit ?

Cette vision entraîne de nombreuses questions : Qui commande quoi ? Est-ce à nous de décider que nous voulons nous transformer dans telle ou telle direction, en nous en donnant les moyens, ou est-ce que nous faisons confiance à l’intelligence et à l’amour de la vie pour nous laisser transformer, pour accueillir le changement.

Dans cette seconde hypothèse, savons-nous nous préparer, comme une jeune promise sait se préparer pour recevoir son futur époux ? Sur le plan physique les choses sont simples et connues, on se baigne, on se coiffe, on se parfume, on met ses plus beaux vêtements. Mais sur le plan intérieur, savons nous nous préparer pour accueillir le sublime qui est en nous et que la vie peut nous révéler ?

Pour finir il est sage d’entrevoir ce qui pourrait être le contraire de la transformation, plusieurs mots répondent à l’appel : stagnation, stabilité, enfermement.

Au lieu de voir ces mots comme contraires, on peut les voir comme complémentaires, chaque polarité ayant son rôle à jouer. Si on reprend l’exemple le la matière organique qui se transforme, on voit que les atomes et les molécules (à un moindre degré) constituent une base invariante du processus alors que la matière complexe se décompose et se recompose.

De même l’homme a besoin d’une base solide (physique ou psychologique) pour s’appuyer et lorsqu’il se sent en sécurité, il part à la conquête du monde et de lui même.

On peut citer la marche à pied : lorsqu’un pied est stable au sol, l’autre pied entreprend sa course dans l’espace et vient se poser plus loin, ensuite les choses s’inversent et le processus peut ainsi durer très longtemps.

Cette vision est cependant un peu idyllique car quelquefois nous sommes plongés dans des situations où nous avons complètement perdu pied, mais c’est peut être là que c’est le plus nécessaire de faire appel à nos ressources intérieures et donc à nous transformer.

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